Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Face aux putschs, la France «déconnectée»

Face aux putschs, la France «déconnectée»
Crédit photo :
Face à l'"épidémie de putschs" en Afrique de l'Ouest, l'ancienne puissance coloniale française apparaît dépassée, adoptant des stratégies variables suivant les pays. Mais la "déconnexion" est bien plus ancienne, selon des analystes, pour qui Paris n'a pas pris la mesure de l'évolution du continent.

Un mois après le coup d'État au Niger, un des derniers alliés de Paris au Sahel, c'est au tour du Gabon, symbole s'il en est d'une relation franco-africaine controversée, de connaître un putsch retentissant, faisant chuter la dynastie Bongo au pouvoir depuis plus de 50 ans.

Paris a condamné "le coup d'État en cours" et a rappelé son "attachement à des processus électoraux libres et transparents", une réaction qui pourrait apparaître en décalage si les scènes de liesse observées à Libreville ou à Port Gentil se généralisent.

"Le coup d'État était dans sa grande majorité attendu par la population gabonaise, pour qui c'est déjà une victoire qu'il n'y ait plus de Bongo à la tête du pays", affirme à l'AFP un militant de la société gabonaise, Bernard Christian Rekoula, réfugié en France. Mais la France n'a pas mesuré ce désir de changement et n'a pas bronché face à un processus électoral douteux, estime le militant, co-fondateur de l'ONG Copil Citoyen.

Le Gabon, symbole pendant des décennies de la "Françafrique", système de pratiques opaques et de réseaux d'influences hérités du colonialisme, vivait déjà "une fin de régime", mais la France, dont le président Emmanuel Macron s'était rendu en mars à Libreville, s'est "fait surprendre", juge le chercheur Antoine Glaser.

Un décalage à l'œuvre partout dans son ancien pré carré africain. "La France n'a pas pris la mesure de l'évolution des sociétés africaines, sa jeunesse connectée, globalisée", analyse Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute de Dakar.

Et Paris fait face à l'arrivée de "modèles concurrents" et décomplexés qui font passer les relations économiques avant la démocratie, comme la Chine, l'Inde, la Turquie, l'Arabie Saoudite et bien sûr la Russie, ajoute-t-il.
"Dégagisme"


Le coup d'État au Gabon intervient après des putschs successifs depuis 2020 au Mali, au Burkina Faso et au Niger, remettant en cause toute la stratégie française au Sahel depuis une décennie.

Militairement et politiquement, la France est désormais confrontée à un "dégagisme qui se répand dans la région", selon Jean-Hervé Jézéquel, de l'International Crisis Group (ICG), malgré de réels succès contre les jihadistes et sur le plan du développement.

"La France porte le fardeau de ses incohérences", estime Bakary Sambe. Paris s'était accommodé du premier putsch au Mali en 2020, avait adoubé l'année suivante le Tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, arrivé au pouvoir sans processus constitutionnel. Aujourd'hui, elle condamne le putsch au Niger, qualifié de "coup d'État de trop".

Mais sa position inflexible au Niger, où Paris maintient ses 1.500 militaires et son ambassadeur en dépit d'un ultimatum de la junte, ne sera pas "tenable" longtemps, estiment les analystes.

"Les Français avaient tout misé sur le Niger, c'était le laboratoire de la recomposition de leur stratégie au Sahel, il a été saccagé, il y a de quoi l'avoir mauvaise. Mais si on veut trouver des portes de sortie réalistes, on ne peut pas s'en tenir à cette vision", selon le chercheur Yvan Guichaoua (Brussels school of international studies).

D'autant que la France apparaît isolée face à des alliés européens et américains nettement plus prudents.

Marie de La Roche Saint-André, avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre