Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

D'une guerre à l'autre, la malédiction du Soudan

D'une guerre à l'autre, la malédiction du Soudan
Depuis son indépendance en 1956, le Soudan a été le théâtre de nombreuses guerres ayant rendu le pays exsangue. À l'aune de plus de deux mois d'affrontements entre les forces du général Abdel Fattah al-Burhane et celles de son ancien allié Mohamed Hamdane Daglo, retour sur un demi-siècle d'histoire tragique, de Khartoum au Darfour en passant par l'indépendance du Sud.

 



Depuis son indépendance en 1956, le Soudan, théâtre depuis le 15 avril de violents affrontements entre les forces rivales du général Abdel Fattah al-Burhane et celles de Mohamed Hamdane Daglo, a connu des décennies de guerres civiles et de rébellions meurtrières, ayant entraîné d'importantes conséquences économiques et humanitaires. Retour sur ces conflits qui ont secoué le pays jusqu'à nos jours.
Un pays fracturé entre le nord et le sud



Une première guerre civile remonte à 1955, lorsque éclate la mutinerie de Torit, ville du Sud, plusieurs mois avant l'indépendance du pays (1er janvier 1956), jusqu'alors condominium anglo-égyptien. À l'époque, les rebelles du Sud, à majorité chrétienne et animiste, craignaient de tomber sous un autre joug, celui du Nord arabo-musulman, en cas d'indépendance du Soudan uni.

Après l'accession au pouvoir, via un coup d'État, de Gaafar Nimeiry, des accords signés en 1972 mettent fin à 17 ans de conflit, octroyant au Sud un statut d'autonomie. Selon les estimations, environ 500 000 personnes sont mortes pendant cette première guerre civile Nord-Sud.

La dissolution du gouvernement semi-autonome du Sud en 1983 par le pouvoir de Nimeiry, qui instaure en septembre la charia (loi islamique) dans tout le pays, replonge le Nord et le Sud dans une nouvelle guerre civile qui fera deux millions de morts.



En 1989, Omar el-Béchir prend la direction du Soudan, après un coup d'Etat militaire soutenu par les islamistes. Celui-ci offre l'asile au fondateur d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, jusqu'en 1996. En réaction, Washington inscrit le Soudan sur sa liste noire des Etats soutenant le terrorisme. Il ne le retirera qu'en 2020, après la chute d'el-Béchir.

La guerre prend fin en 2005 avec la signature d'un accord de paix qui accorde au Sud une autonomie.
Conflit au Darfour (2003-2020)

A partir de 2003, la région du Darfour (ouest du Soudan) est secouée par un conflit opposant les forces soudanaises à des rebelles de minorités ethniques regroupés au sein du Front de Libération du Darfour (DLF). Pour y faire face, le gouvernement lance des milices issues de tribus arabes, les Janjaweed, qui vont terroriser les populations locales. Ces milices seront ensuites intégrées à l'État sous le nom de Forces de Soutien Rapides (FSR), sous le commandement du général Mohamed Hamdane Daglo.




La guerre du Darfour provoque plus de 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés, essentiellement les premières années, selon l'ONU.

En 2009-2010, la Cour pénale internationale (CPI) lance deux mandats d'arrêt contre le président Omar el-Béchir, accusé de "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité", puis de "génocide" au Darfour. Renversé par la rue et l'armée en 2019 et arrêté, il n'a toujours pas été remis à la CPI.

Le 31 août 2020, le gouvernement et la majorité des groupes rebelles paraphent un accord de paix, signé début octobre à Juba, capitale du Soudan du Sud.

La région a, depuis, été régulièrement le théâtre de violences tribales.
Le sud se désagrège



À l'issue d'un référendum en 2011, le Soudan du Sud proclame son indépendance le 9 juillet. Néanmoins, au printemps 2012, les relations entre Nord et Sud s'enveniment dans des zones frontalières riches en pétrole. Des combats opposent alors les deux armées.

À l'intérieur du pays, la situation se dégrade rapidement. En 2013, de violents affrontements éclatent dans Juba, entre les groupes armés se partageant le pouvoir, sur fond de tensions ethniques. La guerre qui s'ensuit provoque le déplacement de quatre millions de personnes.

En 2020, un cessez-le-feu est conclu entre les principaux belligérants à Addis-Abeba, la capitale de l'Éthiopie.

Déchirement d'alliances

À la chute d'el-Béchir succède un gouvernement de transition géré conjointement par les militaires, avec à leur tête le général Abdel Fattah al-Burhane, et une partie civile, dont le Premier ministre Abdallah Hamdok. Le premier renverse le second en octobre 2021 et prend les rênes du pays, avec l'aide du général Daglo.

Ce dernier se retourne contre son allié en avril 2023, ce qui a pour conséquence de faire dégénérer la situation non seulement à Khartoum, mais aussi au Darfour.

Malo Pinatel, avec AFP

 

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre