Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Omar Rajeh danse sur les planches rebelles de Beyrouth

Omar Rajeh danse sur les planches rebelles de Beyrouth
Danser, c’est pas pour nous de Omar Rajeh, ou Essai critique et chorégraphique de la perte, est une nouvelle création du chorégraphe. Son solo est actuellement en première au théâtre Monnot, les 8, 9 et 10 juin 2023, avant de s’envoler vers l’Europe.


La performance Danser, c’est pas pour nous a été réalisée à plusieurs mains: le concept et la chorégraphie par Omar Rajeh, assisté à la chorégraphie par Mia Habis; la composition musicale par Joss Turnbull et Charbel Haber; la conception lumière et la direction technique par Christian François; la gestion des données administratives par Jean-Louis Pagnon; avec le soutien de la DRAC Auvergne Rhône-Alpes.
Chorégraphe et danseur de renommée internationale, Omar Rajeh trace son parcours artistique depuis plus de vingt ans. Ayant acquis le titre de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en France en 2021, ce danseur dans l’âme ne cesse de nous surprendre. Il entreprend à Beyrouth, sur les planches d’une ville en ruines, un voyage dans le passé. «Il peut paraître étrange à bien des égards que j'aie choisi la danse dans un pays qui sortait d’une guerre civile, de la destruction, de la mort et de la perte. Mais à ce moment-là, la danse semblait être ce qu’il y avait de plus révolutionnaire et de plus provocant», dit-il.

Pour Omar Rajeh qui met l’accent sur l’expression, l’innovation et l’expérimentation dans un éventail de pas et de techniques, toute création artistique est une quête. Ainsi va-t-il à la recherche de la complexité de l’être à travers le mouvement. Il considère que l’artiste et le citoyen créent ensemble du sens.
Danser, c’est pas pour nous

Seul sur scène, Omar Rajeh parle d'un temps intime qui n'existe plus, d'une image qui s'estompe, mais qui s’avère par ailleurs trompeuse. Il relate un passé qui ne s’est pas transformé en futur, qui a été stoppé net. Les images, les significations, les sentiments, les êtres, les moments heureux, tout s'est figé. Aujourd'hui, il semble avoir affaire à un monde sans passé. Comme si l'histoire d'aujourd'hui était complètement détachée des images vécues qu’il balaie dans un traveling arrière.
Pour expliquer sa représentation, l’artiste dit tenter de trouver de nouvelles images pour remplacer les anciennes et leur donner un nouveau sens qui puisse coller à la réalité d'aujourd'hui. À la manière des tragédies grecques et des histoires des villes, il croit que Beyrouth est aussi une histoire de douleur, semblable à celle d'un éléphant qui écrase les os avec amour et soin. La peau douce et tendre devient de plus en plus lourde et grandit, encore et encore. Bien des années plus tard, quand le temps aura passé et que les gens se raconteront les histoires des villes, il croit qu’ils diront de Beyrouth qu'un très gros éléphant est tombé du ciel et a écrasé la ville. Personne ne saurait comment, mais pour lui, ce serait la version la plus réaliste d’une ville comme Beyrouth dont les habitants, les rues, les maisons et la mer se sont effondrés les uns sur les autres avant de disparaître.

Danser, c’est pas pour nous interroge la notion de pouvoir. Omar Rajeh, à travers sa danse, pose des questions existentielles sans prétendre y répondre. C’est l’artiste en lui qui interroge la ville, le pouvoir de position, les relations et la manière de changer les choses. Omar Rajeh se met en mouvement, comme un trait d’union entre un passé élastique déterminé par le mouvement de l’instant. Son mouvement est rebelle, parce que porteur d’espoir. Fait d’images rétrospectives, il porte en lui un élan vers l’avenir. De cette danse de la déconstruction, il rebâtit, geste après geste, cette raison d’exister et redonne vie à ce qui n’était plus, dans un pont ou une ouverture vers demain. «La magie du moment présent réside dans le fait qu'il porte le passé, avec une tentative d'aller vers l'avenir», affirme-t-il encore. «Ainsi, l'acte de présence est un acte de création du futur, qui porte déjà en lui le passé», poursuit-il.
Incontestablement, la danse est pour lui. Pour eux, les artistes.
Marie-Christine Tayah
Instagram :

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre