Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Pierre S. Issa: "L’équipe nationale du Liban est sur la bonne voie" (2/2)

Pierre S. Issa: \
Suite et fin de l’article sur la carrière de Pierre Issa, qui revient aussi pour « Ici Beyrouth » sur ses différentes activités post-carrière et ses ambitions pour l’avenir

Bien qu'étant désormais basé en Grèce, Pierre Issa suit de près l’évolution de la sélection libanaise de football. "Ils sont sur la bonne voie. Les résultats enregistrés par la sélection face à de grandes nations arabes et asiatiques sont encourageants. J’ai suivi la rencontre contre l’Iran et ils n’ont perdu que 2-1. Ils ont un bon coach (NDLR : Ivan Hlasek), sérieux, et avec une grande expérience".

L’ex-capitaine des Bafana Bafana (surnom de l’équipe nationale sud-africaine) donne un avis d’ensemble plus négatif sur l’état des lieux structurel du football libanais en déplorant l’absence de professionnalisme et un manque d’infrastructures. "Les jeunes footballeurs libanais talentueux arrivent malheureusement à un moment à un âge où ils ne peuvent plus assurer un niveau de vie décent à leurs familles. Ils s’orientent alors vers une activité qui leur permet de subvenir à leurs besoins. Il manque aussi des infrastructures et il faudrait mieux structurer le football professionnel pour que cela puisse avoir des répercussions sur l’équipe nationale."

Participations aux coupes du monde 1998 et 2002
En tant que joueur, Issa avait choisi de privilégier son pays natal et la sélection sud-Africaine. Un choix compréhensible, d’autant qu’au moment de sa décision, les Bafana Bafana étaient un ogre du continent africain, sacrés champions d’Afrique en 1996. De 1997 à 2006, le défenseur d'un mètre 96 défendra les couleurs sud-Africaines à 47 reprises, portant même le brassard de capitaine lors de plusieurs matches.

En dépit d’éliminations dès le premier tour, le point d’orgue de sa carrière en sélection restera la participation à deux éditions de la Coupe du monde (1998 et 2002). "Cela reste un bon souvenir. C’est un rêve de gosse de jouer un Mondial qui, de surcroît, n’a lieu qu’une fois tous les quatre ans. L’édition 1998 était assez particulière car elle se tenait en France. En plus, notre premier match était contre la France, il se jouait à Marseille et j'ai marqué un but contre mon propre camp. Cela reste dans les mémoires. C’était une grande fierté de pouvoir représenter mon pays natal à la Coupe du monde et à la Coupe d’Afrique des Nations"

Reconversion dans le management du sport

Après avoir terminé sa carrière de joueur en première division grecque à l’OFI Crète FC en 2009, Issa décide de s’orienter vers le management du sport. "C’était dans la continuité de ce que je voulais faire. Je ne me voyais pas devenir entraîneur, mais plutôt dirigeant ou impliqué dans un projet sportif. J’ai suivi une formation générale de manager avec l’UEFA et la FIFA. Le master s’est très bien passé. J’étais dans la même promotion que d’anciens joueurs tels que Karembeu, Abidal, Nuno Gomes, Rai et Juninho".

Sa première grande expérience de manager sportif se fera à l’Olympiakos de 2013 à 2015. "J’ai eu l’opportunité, à la demande du président de l’Olympiakos, de venir travailler au club et j’ai accepté. J'y suis resté deux ans et j’ai fait mon travail avec passion. Deux années à l’Olympiakos sont équivalentes à huit années dans un club normal. Dans ce club, c’est 24 heures sur 24, avec une grande exigence de résultats". On appelle cela la rigueur sportive…

Après l’intense parenthèse de l’Olympiakos, Issa s’occupe désormais activement de sa compagnie de management de la carrière de joueurs. "J’ai notamment fait venir Valbuena et El Arabi à Olympiakos. Nous gérons notamment la carrière de beaucoup de joueurs français et nous nous occupons également de certains jeunes joueurs en Hollande"

"Reprendre un club à l’étage inférieur"
Aujourd'hui, Issa est impatient de relever un nouveau défi. "Je commence à avoir des fourmis dans les jambes. Cela fait maintenant plusieurs années que je n’ai pas d’activité dans un club. Cette coupure m’a fait du bien parce que mes deux années à l’Olympiakos ont été éprouvantes. Je n’avais pas une minute à moi et c’est pour cela qu’à un moment donné j’ai dû m’arrêter pour pouvoir me consacrer à ma famille. J’ai bien profité de mes proches, et aujourd'hui je suis ouvert à un projet sportif dans un club ou une fédération. Peut-être serai-je plus à même de relever le défi d’un projet club évoluant à l’étage inférieur, pour le faire monter le plus haut possible."

Pour conclure, Ici Beyrouth a interrogé Pierre Issa sur un intérêt potentiel à prendre en charge la Fédération libanaise de football. Issa répond: "Pourquoi pas. Plus qu’un travail, la Fédération libanaise serait une passion, une fierté."

C’est bien cela l’appartenance à son pays.