Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Israël: l'économie sérieusement menacée par la réforme judiciaire

Israël: l'économie sérieusement menacée par la réforme judiciaire
En Israël, la réforme judiciaire voulue par le gouvernement d'extrême-droite aura réalisé l'exploit de liguer la quasi-totalité de la société contre elle. Les secteurs économiques, notamment celui de la high-tech, poids lourd dans le pays, s'inquiètent des effets pervers qu'elle pourrait avoir, notamment sur l'attractivité du pays et les investissements.

La réforme judiciaire promue par le gouvernement israélien, critiquée comme une dérive antilibérale par ses détracteurs, suscite aussi l'inquiétude des milieux économiques et financiers qui mettent en garde contre son potentiel impact négatif sur l'économie de la "start-up nation".

La coalition de droite et d'extrême droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu tente de faire passer une législation qui donnerait notamment au gouvernement une plus grande influence sur la sélection des juges et limiterait les prérogatives de la Cour suprême, provoquant, depuis l'annonce du texte début janvier, des manifestations massives.

Les manifestations contre le projet de réforme sont quasi quotidiennes (AFP)

Des personnalités économiques de premier plan, y compris au sein du gouvernement, se sont exprimées contre la réforme et des acteurs de la high-tech, secteur phare de l'économie israélienne, prennent une part importante dans le mouvement de protestation qui dénonce une tentative de l'exécutif de museler le pouvoir judiciaire.

Deux anciens gouverneurs de la Banque d'Israël ont prévenu dans une tribune commune publiée récemment dans le Yedioth Aharonot, quotidien le plus vendu du pays, contre le "coup sévère à l'économie".

D'après Karnit Flug et Jacob Frenkel, il faut "comprendre qu'il existe un lien entre des processus apparemment sans rapport, comme la capacité du système judiciaire à critiquer le gouvernement et la confiance dans l'économie, qui affecte les performances économiques".

Signe, selon des analystes, qu'une crise de confiance est déjà perceptible, le shekel israélien a perdu 7% face au dollar depuis fin janvier. La devise israélienne a accentué son recul après le vote en première lecture, le 21 février, de deux dispositions de la réforme et s'établissait mardi à 3,67 shekels pour un dollar, un plus bas de quatre ans.

Le shekel a également reculé face à l'euro, à 3,90 shekels pour un euro mardi, son plus bas depuis juin 2021.

La Bourse israélienne est également en recul. Le TA-125, l'indice boursier de référence du pays, a chuté de 5,7% en février, une performance en deçà de la moyenne des marchés mondiaux.

"Il existe un lien étroit, mis en lumière par de nombreuses études, entre d'une part, croissance économique et investissements, et d'autre part, système démocratique", explique Omer Moav, professeur d'économie à l'université britannique de Warwick et à l'université Reichman, près de Tel-Aviv.

"Lorsque le pouvoir judiciaire est affaibli et que l'exécutif peut fixer les règles du jeu à sa discrétion, c'est la porte ouverte à la corruption et à l'incertitude, deux repoussoirs pour les investisseurs et les marchés", ajoute-t-il.


"Il n'y a pas encore de données chiffrées sur la baisse des investissements étrangers, qui représentent 85% à 90% des investissements dans la high-tech, mais je ne connais pas une start-up qui parvient à lever des fonds en ce moment", dit Dror Salee un entrepreneur dans les hautes technologies.

La réforme est voulue par le gouvernement d'extrême-droite de Netanyahu (AFP)

"Tout ce que nous avons construit ces 20 à 30 dernières années est en train de s'effondrer", s'alarme ce pilier du "mouvement des high-techistes" qui participe activement aux manifestations.

Il prévoit un "effet boule de neige" en cas d'adoption de la réforme, qui doit encore franchir plusieurs étapes législatives.

"Les Israéliens, qui vont souvent travailler à l'étranger dans la high-tech pour quelques années, seront plus nombreux à partir et moins nombreux à revenir. Et le secteur perdra son avantage comparatif en termes de capital humain, ce qui nourrira la fuite des investissements", estime-t-il encore.

En Israël, les hautes technologies représentent 15% du PIB et plus de la moitié des exportations.

M. Netanyahu a tenté à plusieurs reprises de dissiper les craintes, présentant la réforme comme une étape nécessaire pour mettre fin aux obstacles juridiques superflus qui gênent l'activité des entreprises, selon lui.

Le Premier ministre, déjà au pouvoir de 1996 à 1999 puis de 2009 à 2021, est considéré comme le père des réformes économiques libérales à l'origine de la solide croissance économique israélienne des deux dernières décennies.

Avant son inculpation pour corruption dans une série d'affaires en 2019, il était pourtant contre cette réforme qu'il porte aujourd'hui, souligne Omer Moav.

"Netanyahu, qui connaît parfaitement le prix économique de la réforme judiciaire, est prêt à le payer pour se sortir de ses démêlés avec la justice", estime M. Moav.

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre