Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

L'éditorial - Ukraine, une guerre en Europe

L'éditorial - Ukraine, une guerre en Europe
Crédit photo :
D'aucuns pensaient que l'Europe avait atteint sa majorité. Qu'il n'est plus question de conflits entre puissances industrielles alimentant des batailles dans le seul but de grappiller un territoire de-ci, un débouché stratégique de-là. Que les guerres sont devenues l'apanage des pays en développement. Une lubie d'autocrates immatures en quête de faits d'armes pour exhiber (et prouver) leur virilité.

L'Europe a fait pendant des siècles son baptême du feu. Les Européens ont saisi, à leurs dépens, l'idée que la guerre est la pire des solutions. Que la plus triomphale des batailles est celle qu'on ne livre jamais. Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale, sans parler des guerres coloniales, guerres civiles, celles par procuration. L'Europe a tout vu. Elle a tant souffert. La seule gloire qu'elle a récoltée est celle d'être capable de bannir irrévocablement la guerre et choisir la voie du partenariat, de la coopération, et donc de la paix.

C'est la raison d'être et la cause originelle de la création de l'Union européenne. Une communauté imparfaite, certes. Une tour de Babel, bien sûr. Une politique étrangère et de défense commune presque inexistantes, évidemment. Mais, au moins, les citoyens y vivent en paix et en sécurité. Ce ne sera jamais le paradis. Les problèmes sont nombreux. L'inflation, la récession, les crises, le dérèglement climatique, la pollution, le terrorisme, le racisme, la xénophobie, l'intolérance, Silvio Berlusconi, Viktor Orban, les frères Kaczynski... Tous ces fléaux ne peuvent pas égaler une journée d'horreur à Auschwitz, une nuit sans sommeil à Guernica, une seconde éprouvée par Jean Moulin chez la Gestapo.

Bien sûr, il y avait les guerres d'Irlande... La Bosnie, la Tchétchénie, le Goulag, la répression. Mais l'époque des guerres au niveau continental était bien révolue. Et puis, ce funeste jour du 24 février 2022, l'Europe replonge dans le passé. Les vieux démons se réveillent.


Rien ne sera plus comme auparavant. L'Allemagne se découvre soudainement dénudée, elle consacre 100 milliards d'Euros pour se réarmer. Jeudi, Paris annonce qu'elle relocalisera dans l'Hexagone la production de poudre pour les obus d'artillerie. Le même jour, le britannique BAE Systems annonce avoir enregistré des commandes records, "dans un contexte de menaces élevées".

Où va-t-on? Vladimir Poutine, après avoir déclaré vouloir protéger les russophones du Donbass et, plus tard, combattre les "nazis" à Kiev, le voilà proclamant que la Russie combat actuellement en Ukraine pour ses "terres historiques"! Heureux celui qui trouve la logique européenne dans cette rhétorique. On pensait que le regard vers le passé, la vendetta nationaliste et les revendications territoriales avaient disparu à jamais. Que les Européens font désormais les affaires ensemble, coopèrent, profitent, circulent, commercent, échangent (en utilisant une monnaie unique pour la plupart) dans un espace habité par 500 millions de citoyens. Qu'ils "font l'amour ensemble et l'Europe de demain". Plus d'oncle Martin qui aimait les Tommies, encore moins d'oncle Gaston qui aimait les Teutons.

Comment en est-on arrivé là? Sans entrer dans un débat stérile pour désigner un coupable, il nous faut se rappeler deux vérités essentielles: dans la guerre, les premiers perdants sont les citoyens. Les civils, plus particulièrement les enfants. Les modérés aussi, les pacifistes, les âmes belles et tolérantes. Dans cette guerre en Europe, le perdant ultime est la Russie. Cette pauvre Russie si riche qui, depuis Pierre le Grand jusqu'à Gorbatchev, a manqué, ô combien d'occasions, de rejoindre le concert d'autres nations.

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre