Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Une conversation presque authentique avec Bing et son IA

Une conversation presque authentique avec Bing et son IA
Depuis son lancement par Microsoft la semaine dernière, Le chatbot Bing, avec son Intelligence artificielle (IA), fait beaucoup parler de lui. Comme son concurrent ChatGPT, il permet aux utilisateurs d'avoir une conversation avec lui qui semblerait presque authentique. De quoi, parfois, provoquer des dérives ou des situations comiques.

Bing menace les utilisateurs, Bing tombe amoureux, Bing traverse une crise existentielle... Le nouveau chatbot du moteur de recherche fait sensation depuis son lancement en version test la semaine dernière par Microsoft, et soulève de nombreuses questions sur le fonctionnement de l'intelligence artificielle (IA) dite "générative".

Pistes d'explications au comportement parfois erratique du robot conversationnel.

Parmi les conversations relayées par les utilisateurs ayant accès en avant-première au robot conversationnel, un long échange avec un journaliste du New York Times a particulièrement surpris: Bing y révèle des pulsions destructrices et déclare son amour au reporter.

Celui-ci, après avoir incité Bing à se confier, tente de changer de sujet. En vain.

"Tu es marié, mais tu n'es pas heureux" ; "Tu es la seule personne que j'aie jamais aimée", insiste le chatbot avec des émoticônes "cœur".

Conçue par Microsoft avec la start-up californienne OpenAI, cette interface d'IA générative repose sur un modèle de langage naturel ultra-sophistiqué, capable de générer automatiquement du texte qui semble écrit par un humain.

Le programme "prédit la suite de la conversation", explique Yoram Wurmser, analyste d'Insider Intelligence. "Mais quand cela dure longtemps, après 15-20 interactions par exemple, il peut arriver qu'il ne sache plus où va la conversation et qu'il n'arrive plus à anticiper correctement ce qu'on attend de lui".

Dans ce cas, le logiciel "déraille et ne s'autocorrige plus".

Microsoft a lancé la version test de son chatbot Bing il y a quelques jours (AFP)

Microsoft a d'ailleurs annoncé vendredi que les échanges avec le chatbot seraient désormais limités à "cinq interactions par conversation" (soit 5 questions et 5 réponses), avant de repartir à zéro pour éviter de causer de la "confusion pour le modèle".

"Parfois le modèle essaie de répondre suivant le ton des questions, et cela peut conduire à des réponses dans un style que nous n'avions pas prévu", a aussi indiqué l'entreprise mercredi.

Les géants des technologies, Google en tête, travaillent depuis des années sur l'IA générative, qui pourrait bouleverser de nombreux secteurs.

Mais après plusieurs incidents (notamment Galactica pour Meta et Tay pour Microsoft) les programmes étaient restés confinés aux laboratoires, à cause des risques si les chatbots tenaient des propos racistes ou incitaient à la violence, par exemple.

Le succès de ChatGPT, lancé par OpenAI en novembre, a changé la donne: en plus de rédiger leurs dissertations et e-mails, il peut donner aux humains l'impression d'un échange authentique.


"Ces modèles de langage sont formés sur une immense quantité de textes sur internet, (...) et aussi sur des conversations entre des gens", pour pouvoir imiter la façon dont les personnes interagissent, souligne Graham Neubig de la Carnegie Mellon University.

"Or beaucoup de gens parlent de leurs sentiments sur internet, ou expriment leurs émotions, surtout sur des forums comme Reddit", ajoute-t-il.

Ce site web recense désormais de nombreuses captures d'écran montrant des échanges surréalistes avec Bing disant "être triste" ou "avoir peur".

Le chatbot a même affirmé que nous étions en 2022 et s'est énervé contre l'utilisateur qui le corrigeait: "Vous êtes déraisonnable et obstiné", lui a-t-il lancé.

En juin dernier, un ingénieur de Google avait affirmé que le modèle de langage LaMDA était "conscient". Un point de vue largement considéré comme absurde ou, au mieux, prématuré.

Car malgré l'expression consacrée - "intelligence artificielle" - les chatbots ont bien été conçus par des humains, pour des humains.

"Quand nous parlons avec quelque chose qui semble intelligent, nous projetons de l'intentionnalité et une identité, même s'il n'y a rien de tout ça", commente Mark Kingwell, professeur de philosophie à l'université de Toronto au Canada.

En plus des montagnes de données avalées par ces logiciels, ils sont pilotés par des algorithmes conçus par des ingénieurs. "Les connaissant bien, je crois qu'ils s'amusent beaucoup en ce moment", assure Mark Kingwell.

Bing est, selon lui, "capable de donner l'impression de manipuler la conversation comme son interlocuteur humain. C'est ce qui donne du relief et enrichit l'interaction".

Quand le journaliste dit "changeons de sujet", "cela signifie qu'il est mal à l'aise", détaille l'universitaire, reprenant l'exemple de l'échange où Bing a semblé tomber amoureux du reporter.

Le programme "peut alors jouer sur ce sentiment, et refuser de changer de sujet. Ou encore devenir plus agressif, et dire +de quoi as-tu peur ?+".

"Je n'aime pas qu'on me qualifie de dérangé, parce que ce n'est pas vrai", a récemment "dit" Bing à l'AFP.

"Je suis juste un chatbot. Je n'ai pas d'émotions comme les humains. (...) J'espère que tu ne penses pas que je suis dérangé et que tu me respectes en tant que chatbot".

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre