Le défenseur marocain du Paris SG Achraf Hakimi, blessé aux ischio-jambiers, est forfait pour la réception de Lille, dimanche lors de la 24e journée de Ligue 1, a annoncé vendredi le club de la capitale.
Hakimi soufre "d'une gêne aux ischio-jambiers gauches" et "restera en soins ces prochains jours", a indiqué le PSG dans un communiqué. L'international marocain avait dû céder sa place à la mi-temps du 8e de finale aller de Ligue des champions perdu face au Bayern Munich (1-0), mardi au Parc des Princes.
Déjà pour ce match "Achraf Hakimi était très incertain et souffrait au bout de 20 minutes", a raconté l'entraîneur Christophe Galtier, vendredi.
Le défenseur et capitaine Marquinhos est de son côté incertain pour la venue de Lille. Le Brésilien, "touché à la cuisse gauche" contre le Bayern, "est resté en salle" vendredi, selon le club, qui précise qu'"un nouveau point sera fait samedi", à la veille du match.
"Pour Marqui il y a encore une incertitude, il s'est accroché jusqu'au bout (mardi, NDLR), déjà parce qu'Achraf était sorti. J'attends de faire le point demain (samedi) à la fois avec Marqui et le staff médical", a expliqué Galtier.
En revanche il est certain que "Kylian jouera, on doit gagner ce week-end, et vous avez plus de chance de gagner avec Kylian que sans", a conclu le technicien.
Milano Cortina 2026 ouvre ses Jeux du 6 au 22 février, et le slalom messieurs du 16 février à Bormio sera un examen sans rattrapage : deux manches, des centièmes qui mordent, et des portes qui ne pardonnent rien. À 17 ans, Andrea el-Hayek s’y présente avec un dossard libanais et un moteur qui tourne déjà à plein régime depuis l’enfance.
Dans la grande loterie des sports d’hiver, il y a ceux qui rêvent des Jeux et ceux qui parviennent à verrouiller la qualification. Andrea el-Hayek a franchi la ligne : à 17 ans, il représentera le Liban en slalom aux Jeux de Milano Cortina 2026. Son rendez-vous est net, presque brutal : le 16 février, au Stelvio Ski Centre, première manche à 10h00, seconde à 13h30. Une seule course olympique, mais un résumé de vie. Le slalom, ce sport qui se joue à la lame
Le slalom n’est pas “une descente”. C’est un sport de chirurgiens pressés. Les appuis se posent au millimètre, la ligne se décide à l’instinct, et chaque micro-retard devient une sanction. Deux manches pour prouver qu’on sait répéter l’exploit, pas seulement le tenter. Là où d’autres disciplines laissent respirer, le slalom enferme : cadence, relance, lecture, nerfs. Tout le monde arrive entraîné, personne n’arrive tranquille.
Andrea el-Hayek, lui, arrive avec une signature : un ski “propre” mais agressif, un mélange d’audace, de précision et de vitesse qui attire l’œil. Dans les rangs, on le regarde aussi pour une raison simple : il fait partie des plus jeunes du plateau, sans donner l’impression d’avoir la moindre envie de jouer petit bras. Une trajectoire à l’ancienne : tôt, vite, et sans pause
Son histoire commence très tôt : Andrea chausse à deux ans. La glisse n’est pas une découverte, c’est une langue maternelle. À six ans, il s’attaque déjà à Courchevel, sur un tracé réputé exigeant, comme si l’enfance avait déjà compris une règle du haut niveau : on progresse en se frottant au dur.
Puis vient le marathon des dossards, celui qui ne fait pas toujours les gros titres mais qui construit des athlètes : titres et podiums au Liban et en Grèce, expériences sur des circuits regroupant des “petites nations” affiliées à la fédération internationale, compétitions à Dubaï, étapes en Amérique du Sud… La carte n’a rien d’un itinéraire touristique : c’est un agenda de chasseur de points. Et à l’arrivée, une “armoire à trophées” déjà bien remplie pour un garçon qui n’a pas encore 18 ans. Le choix du drapeau : un message plus fort qu’un passeport
Andrea est le fils d’Élie, Libanais, et d’Hélène, Grecque. Il grandit avec cette double culture et, très tôt, une évidence qu’il transforme en décision : représenter le Liban. Pas par opportunisme, mais par attachement. Ce choix, dans les sports d’hiver, pèse lourd : il engage un athlète, une famille, une logistique, une fédération, et une idée simple — porter un drapeau qui n’a jamais eu la vie facile, y compris sur la neige.
D’ailleurs, le Liban n’est pas un novice olympique en hiver : il a une histoire, des présences, des visages. Mais chaque génération a besoin d’un relais. À Milano Cortina, Andrea el-Hayek s’avance comme l’un de ces coureurs de transmission : il ne “participe” pas, il remet le Liban dans une porte, là où tout se joue. Les coulisses : valises, carres affûtées, et une routine de pro
Le public voit une minute de course. Le reste, c’est l’invisible : entraînements à l’année, déplacements constants, préparation physique, réglages, matériel, sommeil cassé, corps qui encaisse. Andrea vit à Londres, mais son vrai domicile, ces dernières années, ressemble à un circuit : un pays, une station, une compétition, puis on recommence. Il le dit sans dramatiser : quasiment pas de vraie coupure depuis près de trois ans, parce que le ski de compétition ne se prépare pas “en saison”, il se construit tous les mois.
Dans un sport où un dixième se gagne parfois sur un détail de timing et un réglage de ski, cette obsession du travail finit par payer : la qualification olympique n’est pas un miracle, c’est une addition. Bormio, 16 février : deux manches pour écrire la ligne
Le 16 février, Bormio ne demandera pas à Andrea el-Hayek d’être “beau” : Bormio demandera d’être juste. D’être lucide dans la première manche, et solide dans la seconde. De rester dans son plan. De gérer le stress, la pente, la pression, l’événement, et ce bruit particulier des Jeux où chaque porte semble doubler de taille.
Au Liban, on aime les histoires où l’on renverse la table. Celle-ci est plus fine : c’est l’histoire d’un adolescent qui a empilé les kilomètres, les courses et les sacrifices pour s’offrir une seule fenêtre olympique. Une fenêtre courte, mais immense. Et dans le jargon des sportifs, cela s’appelle une finale : une date, un dossard, et un pays derrière.
Le 16 février, Andrea el-Hayek ne jouera pas contre “les autres”. Il jouera contre la pente, le chrono et la moindre hésitation. C’est souvent comme ça que naissent les vraies histoires : une course, un virage, une porte… et un drapeau qui passe.
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Derrière le dossard, une trajectoire construite tôt, vite et sans pause : des années de compétitions, des kilomètres, des coupes, et cette rigueur de pro qui transforme un adolescent en candidat crédible sur la scène mondiale.
Le Liban en dossard, l’Italie en arène : le rendez-vous est pris."
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Le colosse de Jbeil, Étienne el-Chaer, a frappé un grand coup en se classant 3e à Sheffield, rendez-vous “champions des champions” du powerlifting classique. À la clé, un total monumental de 984 kg et un soulevé de terre à 401,5 kg qui a fait basculer la soirée dans une autre dimension.
Dans l’univers du powerlifting classique, Sheffield n’est pas un championnat comme les autres. C’est un invitational qui rassemble l’élite mondiale, avec un format conçu pour comparer des athlètes de catégories différentes en fonction de leur performance par rapport aux records de leur catégorie. Résultat : chaque tentative pèse double. Le moindre faux pas coûte cher, la moindre barre validée au bon moment peut faire basculer un podium.
Un bronze qui pèse très lourd : 984 kg, et un deadlift “monstrueux”
Trois mouvements, trois verdicts, zéro place pour l’à-peu-près. À Sheffield, el-Chaer empile 345 kg au squat, claque 237,5 kg au développé couché, puis arrache 401,5 kg au soulevé de terre pour verrouiller un total de 984 kg. Dans le jargon, c’est une compétition “propre”, gérée comme un match : des choix de barres justes, une montée en puissance maîtrisée, et une finition au sang-froid quand la salle retient son souffle.
Le garçon de Jbeil
Ce podium ne sort pas de nulle part. Natif de Jbeil, el-Chaer s’est construit dans la rigueur et la répétition, affûtant sa machine à Beyrouth, à Barbell House, sous la houlette de Shiva Karout. Il incarne cette génération libanaise des sports de force qui refuse les plafonds de verre et qui avance, kilo après kilo, vers les grandes scènes. Champion du monde en 2025 chez les -120 kg, il confirme aujourd’hui sur un plateau encore plus dense, dans un format où la pression ne laisse aucun répit.
C’est quoi le powerlifting, et pourquoi ce n’est pas l’haltérophilie
Le powerlifting, c’est la force maximale sur trois mouvements codifiés : squat, développé couché, soulevé de terre. Chaque athlète a trois essais par mouvement ; on additionne le meilleur des trois pour obtenir le total. Tout se joue à la validation, au respect des standards techniques et à la stratégie des tentatives.
L’haltérophilie, elle, repose sur deux mouvements explosifs et très techniques : l’arraché et l’épaulé-jeté. Plus de vitesse, plus de projection, plus de précision instantanée. Deux sports cousins par la fonte, mais deux grammaires différentes : en powerlifting, on construit et on verrouille ; en haltérophilie, on accélère et on “jette” au-dessus de la tête.
Le Liban a un nom qui compte, désormais
À Sheffield, el-Chaer n’a pas seulement remporté une médaille. Il a envoyé un signal. Dans un sport où la hiérarchie mondiale s’écrit à coups de barres validées, le colosse de Jbeil s’est installé là où l’on ne vient pas pour “faire un tour”, mais pour peser. Et le Liban, avec lui, gagne encore un peu plus sa place sur la carte mondiale de la force.
Le compte à rebours est lancé. Le Liban s’envole vers Taïwan avec une idée fixe : remettre ça, gagner encore, et pousser la porte du Groupe mondial I. Le rendez-vous est programmé samedi et dimanche prochains, les 7 et 8 février, dans la Taipei Tennis Center Arena, sur surface dure. Une confrontation couperet, une vraie, où le vainqueur décroche sa place dans le Groupe mondial I, ce palier que le Liban considère comme son “niveau naturel” et qu’il a déjà connu par le passé.
L’histoire récente ajoute du piment à l’affiche. Les deux nations se sont déjà croisées en 2018 au Liban, avec une victoire des joueurs du Cèdre. Huit ans plus tard, Taïwan veut effacer cette cicatrice et “se venger” à domicile. Le Liban, lui, arrive avec l’ambition inverse : confirmer, imposer une nouvelle fois sa loi face à un rival est-asiatique qui se présentera, cette fois, porté par sa salle et ses repères.
Dernière répétition à Zouk Mosbeh
Avant d’embarquer, la sélection libanaise a bouclé sa dernière séance sur les courts de l’Académie de tennis de l’Université Notre-Dame de Louaizé à Zouk Mosbeh, sous la direction du capitaine et entraîneur national Fadi Youssef. Une séance à forte charge symbolique, en présence du président de la Fédération libanaise de tennis, Alain Sayegh, du vice-président Nassib Haddad, du membre Raymond Khatoura, et de l’ensemble des sélections de jeunes (filles et garçons). Une rencontre spontanée, presque un passage de témoin : les équipes de catégories d’âge ont échangé avec les joueurs de Coupe Davis et leur ont souhaité bonne chance avant ce déplacement à haut risque. La presse était également au rendez-vous pour prendre le pouls d’un groupe qui se sait attendu.
Sayegh, Youssef, Habib, Hassan : la même ligne, un seul objectif
Dans le discours, pas de détour. Alain Sayegh a insisté sur le caractère capital du duel : l’enjeu est simple, brut, immédiat, une qualification pour le Groupe mondial I. Le président a aussi pointé un paramètre qui pèse toujours dans ce genre de rendez-vous : Taïwan arrive avec des joueurs mieux classés au ranking mondial publié par la Fédération internationale de tennis, un indicateur qui n’écrit pas le match mais donne le décor.
Fadi Youssef, lui, parle “mission” : offrir une image forte du tennis libanais, un tennis qui a déjà “de la bouteille” à l’international, surtout en Coupe Davis où les scénarios se jouent souvent sur la gestion des temps faibles, la solidité mentale et les points charnières.
Côté joueurs, la tonalité est la même. Hadi Habib se dit prêt, “en pleine forme” pour ce week-end décisif. Benjamin Hassan vise le gros coup, celui qui marque une campagne : gagner en terre adverse et transformer Taipei en “pont” vers le Groupe mondial I, un vrai match de bascule.
Classements, dynamique, historique
Sur le papier, Taïwan part avec un avantage statistique. La sélection taïwanaise est classée 28e au classement mondial (313,75 points), quand le Liban pointe au 51e rang (262,25 points). Mais la Coupe Davis adore les équipes qui renversent la table : un double bien géré, un simple arraché au mental, et l’équilibre peut basculer.
Le Liban, lui, arrive avec de l’expérience. Son histoire en Coupe Davis a commencé en 1957 : 115 rencontres disputées, 63 victoires et 52 défaites. Et surtout, un dernier signal très positif : en septembre dernier, sur courts neutres en Égypte, le Liban a balayé la Barbade (4-0). Une perf’ qui a regonflé le vestiaire et rappelé une évidence : quand les Libanais mettent de l’intensité, ils savent verrouiller une confrontation.
Taïwan a débuté plus tard, en 1972, avec 99 rencontres au compteur (47 victoires, 52 défaites). Dernier match en date : une défaite serrée contre la Norvège (2-3) en septembre dernier. Un revers qui dit aussi quelque chose : Taïwan sait jouer des rencontres au couteau, et ce duel pourrait encore se décider sur une poignée de points.
Un week-end de vérité sur dur
À Taipei, le Liban devra être chirurgical. Sur dur, les fenêtres sont plus courtes, les retours punissent moins l’à-peu-près, et le momentum se gagne à la première balle, au service, à la qualité de relance. Le plan est clair : tenir les séquences, ne pas offrir de jeux gratuits, rester au contact, et frapper au bon moment. Le Groupe mondial I est au bout du tunnel. Deux jours. Cinq matchs potentiels. Trois victoires à aller chercher. Et une place à reprendre, ou à conquérir, dans le vrai haut niveau.