Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Chronique d’une liaison passagère: un film bouleversant

Chronique d’une liaison passagère: un film bouleversant
Après les deux film d’Emmanuel Mouret, Mademoiselle Joncquières en 2018 et Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait en 2020, Chronique d’une liaison passagère, présenté dans la sélection Cannes première au Festival de Cannes 2022, raconte l’histoire d’une mère célibataire et d’un homme marié, père de famille, qui deviennent amants. Les deux personnages, Charlotte et Simon, sont respectivement incarnés par Sandrine Kiberlain et Vincent Macaigne. Engagés à ne se voir que pour le plaisir et à n’éprouver aucun sentiment amoureux, ils sont de plus en plus surpris par leur complicité…

Quant à l’image, Laurent Desmet met en relief un Paris de lumière et de fraîcheur, comme elle, ainsi qu’un village de printemps où l’eau va son cours, tout comme les relations et la vie, comme lui. Les images s’enchaînent sur une musique apaisante. Plusieurs plans-séquences permettent aux spectateurs d’être témoins de ces personnages qui se fuient et se retrouvent sans cesse, tout comme ils fuient ce cadre... et y réapparaissent. Dans la nature, en revanche, pas de hors-champ. Tout est espace ouvert et les personnages vibrent en harmonie en milieu «naturel». La nature, un homme, une femme. Un regard, une ébauche de sourire et la peur d’en dire plus long.

Chronique d’une liaison passagère, un film écrit et réalisé par Emmanuel Mouret - Avec Sandrine Kiberlain (Charlotte), Vincent Macaigne (Simon), Georgia Scalliet (Louise)

Le toucher est présent avec retenue tout au long du film. C’est un toucher pudique, délicat et révélateur à la fois, auquel le spectateur est livré, avec un ton joyeux et un rythme rapide.


Mais à force de forcer la légèreté, d’ôter tout questionnement, toute remise en question relationnelle, et de négliger tous les points sur les i, la relation connaît un acheminement vers un semblant de tristesse non verbalisée. L’intensité est là, dans le «passager». Le jeu des corps trouve son chemin vers le cœur et l’intériorisation s’installe, créant un néant de non-dits au sein de ce semblant de couple.

Les règles du jeu étaient pourtant bien claires. Pas d’attachement. Rien que du plaisir. Mais comment le plaisir s’installerait-il dans la durée s’il ne transcendait pas la force motrice du ça et le plaisir immédiat? Charlotte donne la mesure d’une relation démesurée, entraînant Simon de son plein gré aussi dans une relation qu’il s’efforce de décortiquer sans sa tête pour qu’elle ne soit plus aussi adultère que cela. Les dialogues s’enchaînent, libres, et enchaînent peu à peu les personnages dans un partage irréversible. Le duo ne fonctionne que trop bien, jusqu’à l’arrivée de Louise incarnée par Georgia Scalliet. La femme n’incarne en fait que le doute ou l’élément surprise qui prend au dépourvu un équilibre instable… Pourquoi alors ce profond sentiment de tristesse, de déboussolement, alors que tout était voué dès le début à n’être que passager? Tout est dans la légèreté. Mais si rien n’était léger? Si tout, même les cœurs, tout comme les corps, se pliaient à la loi de la pesanteur?

Marie-Christine Tayah
@mariechristine.tayah

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre