Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Trump pousse les majors pétrolières à investir au Venezuela

Trump pousse les majors pétrolières à investir au Venezuela
Le président américain Donald Trump lit une note lors d'une réunion avec des dirigeants de compagnies pétrolières américaines dans la salle Est de la Maison Blanche à Washington, DC, le 9 janvier 2026.
Crédit photo :

«Vous aurez une sécurité totale»: Donald Trump réunit vendredi les grands groupes pétroliers à la Maison-Blanche pour les embarquer dans sa stratégie de mise sous tutelle du pays pour de nombreuses années.

«Nous allons discuter de la manière dont les grandes entreprises américaines peuvent aider à reconstruire rapidement l'industrie pétrolière vénézuélienne en ruine et à produire des millions de barils de pétrole au profit des États-Unis, du peuple vénézuélien et du monde entier», a affirmé le président au début de cette réunion.

Il a aussi assuré qu'elles feraient affaire avec le gouvernement américain, et non directement avec Caracas. «Vous traitez directement avec nous, vous ne traitez pas du tout avec le Venezuela, nous ne voulons pas que vous traitiez avec le Venezuela», a dit Donald Trump.

«Vous aurez une sécurité totale», a-t-il insisté, une semaine après l'opération militaire américaine qui a mené à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.

Il a ajouté que les États-Unis choisiraient quelles entreprises pourront exploiter le pétrole vénézuélien, précisant que, selon lui, les groupes pétroliers sont prêts à investir «au moins 100 milliards de dollars» au Venezuela.

Le vice-président JD Vance, le chef de la diplomatie Marco Rubio ou encore le ministre de l'Énergie Chris Wright participent à la réunion à ses côtés.

Plus grandes réserves du monde 

Les entreprises représentées, selon la Maison-Blanche, sont Chevron, ExxonMobil, ConocoPhillips, Continental Halliburton, HKN, Valero, Marathon, Shell, Trafigura, Vitol Americas, Repsol, Eni, Aspect Holdings, Tallgrass, Raisa Energy et Hilcorp.

Seul Chevron dispose aujourd'hui d'une licence au Venezuela. Les deux autres groupes américains de la liste, ExxonMobil et ConocoPhillips, ont quitté le territoire en 2007, refusant les conditions de l'ancien dirigeant Hugo Chavez imposant que l'État devienne actionnaire majoritaire de toutes les entreprises présentes dans le pays.

Caracas dispose des plus grandes réserves prouvées de brut du monde avec plus de 300 milliards de barils, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l'Arabie saoudite (267 milliards) et l'Iran.

Mais la production est faible, plafonnée à un million de barils par jour, après des décennies de sous-investissement qui ont laissé les infrastructures pétrolières en piteux état.

Pour Donald Trump, voilà une manne qu'il suffit d'exploiter pour faire baisser encore les cours du brut, l'une de ses priorités.

Encore faut-il convaincre les majors du pétrole d'investir malgré l'instabilité politique, les questions sur la sécurité et la perspective de lourdes dépenses pour remettre l'outil de production en état.

«Beaucoup de temps»

Le président américain avait annoncé mardi que les «autorités par intérim du Venezuela (allaient) remettre aux États-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole sous sanction et de haute qualité», soit de un à deux mois de production.

Le ministre américain de l'Énergie a jugé possible d'«obtenir plusieurs centaines de milliers de barils par jour de production supplémentaire à court et moyen terme, si les conditions sont réunies».

Washington a instauré, durant le premier mandat de Donald Trump, un embargo pétrolier visant à asphyxier économiquement le pays qui dépend de ses exportations d'or noir.

Et à son retour à la Maison-Blanche l'an dernier, le républicain a mis fin à l'essentiel des licences permettant aux multinationales du pétrole et du gaz d'opérer au Venezuela, à l'exception de celle de Chevron.

Washington se dit prêt à lever les sanctions «de manière sélective» pour pouvoir commercialiser le pétrole vénézuélien sur le marché du pétrole traditionnel.

«A long terme, nous créerons les conditions pour que les grandes entreprises américaines qui étaient présentes auparavant, ou qui ne l'étaient pas mais qui souhaitent s'implanter, puissent s'y installer», a assuré mercredi le ministre Chris Wright.

Mais «pour revenir aux chiffres historiques de production (...), cela nécessite(ra) des dizaines de milliards de dollars et beaucoup de temps», a reconnu le ministre, promettant le soutien de l'administration américaine.

Le brut vénézuélien est beaucoup plus visqueux que celui extrait aux Etats-Unis, ce qui rend son raffinage compliqué, coûteux et polluant.

Le ministère américain de l'Energie prévoit déjà d'expédier du pétrole léger pour qu'il soit mélangé à la production vénézuélienne, afin de «l'optimiser».

Il compte aussi autoriser l'envoi d'équipements et d'experts dans le pays pour remettre à niveau les infrastructures.
 Par Aurélia END / AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre