Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

La secrète collection Dior d'Alaïa s'expose à Paris pour la première fois

La secrète collection Dior d'Alaïa s'expose à Paris pour la première fois
Cette photographie montre des robes Christian Dior exposées lors de l'exposition « La collection Dior d'Azzedine Alaïa » organisée par la Fondation Azzedine Alaïa à la Galerie Dior à Paris, le 9 décembre 2025.
Crédit photo :

Un pan entier de l'histoire de la mode sort de l'ombre : à Paris, une double exposition dévoile pour la première fois une partie de la collection Dior d'Azzedine Alaïa, où des robes emblématiques Christian Dior côtoient l'audace du couturier franco-tunisien.

À partir de lundi, la Fondation Azzedine Alaïa fait dialoguer une trentaine de silhouettes de l'inventeur du New Look avec celles du maître de la coupe dans l'exposition «Azzedine Alaïa et Christian Dior, deux maîtres de la Haute Couture». En parallèle, depuis le 20 novembre, la Galerie Dior présente une centaine de pièces inédites à travers le parcours «La collection Dior d'Azzedine Alaïa».

Ces pièces proviennent des archives personnelles du créateur à la renommée mondiale. En collectionneur passionné, il a réuni en près de quarante ans quelque 20 000 vêtements et accessoires, dont environ 600 créations Dior.

Alaïa a toujours été «fasciné par l'ampleur des robes Dior qui semblaient tenir debout toutes seules», explique à l'AFP Olivier Saillard, le directeur de la Fondation Azzedine Alaïa et commissaire des deux expositions.

Un secret bien gardé 

Si sa passion pour la mode patrimoniale était connue de tous, le contenu exact de ses archives est resté un mystère jusqu'à sa mort en 2017.

«Il était extrêmement discret sur ce qu'il possédait. Il n'a jamais souhaité nous montrer sa collection», explique Olivier Flaviano, directeur de la Galerie Dior.

Ce n'est qu'en 2023 que la Fondation Alaïa sollicite la maison Dior pour identifier et répertorier ces pièces.

Très bien conservées pour la plupart, elles se révèlent être des œuvres importantes. «Il y a des modèles que nous n'avions pas dans nos archives», souligne M. Flaviano.

Ce travail minutieux a fait naître l'idée d'une double exposition.

À la Fondation Alaïa, l'exposition se concentre exclusivement sur les créations de Christian Dior (1947-1957) et explore les liens entre ces deux experts de la silhouette. «Ce qu'il y a de plus commun entre eux, c'est la taille», souligne Olivier Saillard.

Chez Dior, la taille se dessine avec des corsets intérieurs tandis que chez Alaïa, elle s'affirme par des ceintures sculpturales. Pour illustrer ce parallèle, le commissaire de l'exposition compare une robe Venezuela noire de 1957, emblématique des volumes architecturés de Dior, à une robe courte de 2010 signée Alaïa, à jupe patineuse et épaisse ceinture en cuir, exposée à côté.

Autre association, l'Andalouse de Christian Dior, robe jaune et rouge à volants créée en 1955, fait écho à une longue robe bordeaux à volants de 2013 d'Alaïa. Au milieu des robes noires – couleur fétiche du couturier franco-tunisien – ces rapprochements révèlent une parenté esthétique inattendue.

Stage de cinq jours 

À la Galerie Dior, les 101 pièces prêtées par la Fondation Alaïa, majoritairement signées Christian Dior, s'intègrent dans un parcours qui mêle robes historiques et documents d'archives, avec notamment pour la première fois des chartes de collection, ces grandes planches où s'alignent croquis et échantillons de tissus.

«C'est une exposition où, plus que tout autre, on présente une grande diversité de documents d'archives», souligne M. Flaviano.

L'exposition s'ouvre sur la «Rose des vents», une robe du soir de 1950 en organza plissé, d'un rose pâle subtilement nuancé de gris, couleurs fétiches de Christian Dior.

Un peu plus loin, un cliché d'Azzedine Alaïa en 1956, fraîchement arrivé de Tunis, est exposé à côté de son contrat de travail chez Dior, où il effectua un stage de cinq jours, encore conservé dans les archives de la maison.

Dans la salle consacrée au jardin, une robe du soir jaune tournesol à manches longues et à la jupe plissée baptisée «Marcel Pagnol» (1952) attire l'attention. Plus loin, des robes aux nuances allant du rose pâle au rouge intense démontrent que la palette Dior ne se limitait pas à ses teintes emblématiques rose, gris ou bleu marine.

Azzedine Alaïa s'est-il inspiré de toutes ces archives pour ses propres créations ? «Ce n'est pas possible, la collection était tellement énorme», assure Olivier Saillard.

«Une fois qu'il ne pouvait plus entrer, dans une salle, il en remplissait une autre. Retrouver une robe était de l'ordre de l'impossible. Mais ça a laissé des souvenirs», conclut-il.

AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre