Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Hezbollah : les armes du crime

Hezbollah : les armes du crime
Crédit photo :

Il faut rappeler une vérité que d’aucuns s’acharnent à travestir : l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, il y a un an jour pour jour, n’était pas un compromis entre deux camps égaux, mais la conclusion d’un rapport de force limpide. D’un côté, un vainqueur : Israël. De l’autre, un vaincu : le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans une pseudo-guerre de « soutien » à Gaza, dictée non par l’intérêt national mais par les calculs stratégiques de Téhéran. Une aventure militaire improvisée qui n’a apporté au Liban que ruine, exode et effondrement.

Cet accord, qui devait constituer une sortie de crise, avait pourtant le mérite de la clarté : retrait des combattants, déploiement exclusif de l’armée libanaise au Sud, et surtout désarmement intégral de la milice pro-iranienne au sud et au nord du Litani, conformément à la résolution 1701. Pour une fois, un cadre précis, écrit noir sur blanc et universellement soutenu.

Mais à peine signé, cet accord a été vidé de son sens. Le Hezbollah, fidèle exécutant de la stratégie iranienne, a rejeté chaque disposition susceptible de restaurer un fragment de souveraineté libanaise. Désarmement ? Non négociable. Retrait au-delà du Litani ? Refus catégorique. Application de la 1701 ? Quand cela l’arrange, autrement dit jamais.

Que l’on ne s’y trompe pas : si le Liban se retrouve aujourd’hui au bord d’une guerre totale, c’est parce qu’un acteur armé illégal, financé, entraîné et dirigé depuis l’étranger, a décidé qu’aucun Libanais n’aurait le droit de choisir la paix. Non pas parce qu’elle serait impossible, mais parce qu’elle contredirait les intérêts de Téhéran.

Le Hezbollah prétend « protéger » le Liban. En réalité, ses armes ne protègent qu’un agenda régional qui n’a rien à voir avec le pays. Ce qui est détruit en revanche, est parfaitement libanais : les villages du Sud, l’économie agonisante, les infrastructures fragiles, la confiance du peuple et l’idée même d’un État maître de son territoire.

Il y a un an, une fenêtre historique s’était ouverte : celle d’un Liban capable, enfin, de reprendre en main sa sécurité nationale. Aujourd’hui, cette fenêtre est scellée par la reconstitution accélérée des arsenaux, par les injonctions des Gardiens de la révolution et par une stratégie assumée d’étouffement et d’humiliation de la souveraineté libanaise.

Le crime n’est pas seulement dans les armes braquées. Il est dans la confiscation : confiscation de la paix, de la souveraineté et de la parole nationale. Le crime, le vrai, est celui d’une milice qui précipite un peuple entier dans l’abîme pour complaire à quelques mollahs iraniens dont le Liban n’est, au fond, qu’un pion.

Et comme si le contraste ne pouvait être plus cruel, c’est au moment où le pays retient son souffle que le pape Léon XIV s’apprête à effectuer, au Liban, la première visite d’État de son pontificat. Un geste immense envers une nation fracturée, minée, menacée, une nation qui, pour beaucoup de ses habitants, ne survit plus que par la foi.

Le véritable drame est là : une fois encore, le Liban n’a pas été partie prenante de son propre destin. D’autres décident. Lui encaisse. Et c’est précisément cela, la plus profonde des violences.
Vaclav Havel disait:

« Le drame n’est pas que le puissant écrase le faible, mais que le faible s’habitue à ne plus être libre. »

Les Libanais doivent impérativement dire stop au délire irano-Hezbollahi.

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre