Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

La difficile naissance d’une force de stabilisation internationale à Gaza

La difficile naissance d’une force de stabilisation internationale à Gaza
Le président américain Donald Trump (au centre) fait une déclaration lors d'un sommet sur Gaza à Charm el-Cheikh, le 13 octobre 2025.
Crédit photo :

Deux ans après le déclenchement du conflit de Gaza, les États-Unis cherchent à établir un nouveau cadre de stabilité pour l’enclave. 

Washington a transmis lundi au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution visant à créer une force internationale de stabilisation chargée d’assurer la sécurité et la gouvernance transitoire du territoire palestinien jusqu’à la fin de 2027.

L’idée d’une telle force remonte toutefois à plusieurs mois. Comme le souligne l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), elle s’inscrit dans la continuité de réunions tenues à Abou Dhabi dès 2023, auxquelles participaient Tony Blair (ancien Premier ministre britannique), Jared Kushner (ancien conseiller de Donald Trump), Ron Dermer (ministre israélien des Affaires stratégiques) et Mohamed Dahlan (ancien haut responsable du Fatah). 

Ces rencontres, organisées sous l’égide d’Abou Dhabi, visaient déjà à réfléchir à un scénario de gouvernance post-conflit à Gaza et à une éventuelle coopération régionale en matière de sécurité.

Ces discussions exploraient différents scénarios et une coopération régionale encadrée par les États-Unis. Le plan en vingt points présenté par Donald Trump en septembre en reprend plusieurs principes, notamment la création d’une mission multinationale chargée de la sécurité.

Une force au mandat ambitieux

Le texte transmis au Conseil de sécurité prévoit une force temporaire, soutenue par plusieurs pays partenaires, pour sécuriser Gaza, superviser le désarmement des groupes armés et garantir la protection des civils. La mission accompagnerait aussi la formation d’une nouvelle police palestinienne, en coordination avec les pays voisins, dans le but de préparer un retour progressif de l’Autorité palestinienne.

Cette transition serait encadrée par un Conseil pour la paix à Gaza, présidé par Donald Trump, et appuyé par un comité de technocrates palestiniens chargé de gérer les affaires civiles. Ce dispositif vise à éviter un vide administratif tout en posant les bases d’une administration palestinienne réformée.

Selon le Washington Institute, la mise en place rapide de cette force est essentielle pour éviter que des groupes armés ne profitent du vide sécuritaire. Le think tank insiste sur la nécessité d’un mandat clair et d’une coordination étroite entre la mission internationale, les forces palestiniennes et les autorités israéliennes.

Le débat autour du mandat onusien

La question du mandat de la mission divise encore les diplomaties. La Jordanie, l’Allemagne et l’Indonésie plaident pour que la force soit placée sous mandat explicite du Conseil de sécurité, garantissant sa légitimité en droit international.

Le Washington Institute estime qu’une résolution fondée sur le chapitre VI de la Charte des Nations unies, axée sur la coopération, serait préférable à une résolution du chapitre VII, qui autoriserait le recours à la force. Une approche diplomatique, selon l’institut, éviterait d’ajouter un volet coercitif à un dossier déjà sensible.

Washington souhaite toutefois que la mission dispose d’une marge d’action suffisante pour imposer la stabilité et garantir la mise en œuvre du plan.

Israël, de son côté, soutient le principe d’une force internationale, mais souhaite que son mandat reste compatible avec ses impératifs sécuritaires. Les autorités israéliennes ont indiqué qu’elles ne s’opposaient pas à la présence arabe et musulmane, à condition qu’elle exclue certains pays jugés hostiles, comme la Turquie.

Désarmement et stabilité : les défis à venir

L’une des priorités du plan reste la démilitarisation complète de la bande de Gaza, condition préalable à tout retrait israélien total. Pour le Washington Institute, la force internationale devra éviter de reproduire les limites de la Finul au Liban, incapable d’empêcher le réarmement du Hezbollah.

La mission devra donc combiner maintien de l’ordre, lutte contre la contrebande et sécurisation des corridors humanitaires, tout en soutenant le développement d’une police palestinienne capable, à terme, de reprendre ces tâches.

Plusieurs pays – dont l’Indonésie, l’Azerbaïdjan, le Pakistan et l’Égypte – ont exprimé leur intérêt pour y contribuer, sans engagement ferme pour l’instant. Un centre de coordination militaro-civile a déjà été ouvert à Kiryat Gat, dans le sud d’Israël, sous direction américaine, avec la participation de soldats britanniques et français.

La composition définitive, le financement et la durée exacte du mandat restent à définir. Les discussions au Conseil de sécurité devraient se poursuivre dans les prochaines semaines.

La future force internationale à Gaza se veut un outil de transition, destiné à restaurer la sécurité et à permettre la reconstruction. Son efficacité dépendra toutefois de l’équilibre entre légitimité internationale, coordination régionale et acceptation locale.

Dans une région encore marquée par la méfiance, la réussite de cette mission reposera sur sa capacité à garantir la sécurité des civils tout en préparant le terrain à une gouvernance palestinienne durable.

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre