Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Sylvie Vartan de retour à Sofia pour la première de son documentaire

Sylvie Vartan de retour à Sofia pour la première de son documentaire
La chanteuse française d’origine bulgare Sylvie Vartan salue le public lors de la première du documentaire «Sylvie Vartan. Out of Love», présenté dans le cadre du festival du film et de la littérature CineLibri, à Sofia, le 25 octobre 2025.
Crédit photo :

Sylvie Vartan, icône de la chanson française d’origine bulgare, est revenue à Sofia pour la première de Sylvie Vartan. Out of Love, un documentaire retraçant son parcours exceptionnel, de son enfance sous le régime communiste à sa carrière internationale. Entre émotion et reconnaissance, la chanteuse, figure de la liberté et du lien entre la France et la Bulgarie, a touché un public venu saluer l’enfant du pays qui n’a jamais oublié ses racines.

«Dans quelle langue dois-je parler?», demande une Sylvie Vartan visiblement très émue au public bulgare venu assister à la projection d'un documentaire consacré à l'enfant du pays, qui a fui toute jeune la dictature communiste pour la France.

La salle de cinéma du Palais national de la culture de Sofia est pleine à craquer et, pendant cinquante minutes, l'icône Yéyé et ses fans ne retiennent pas leurs larmes à l'évocation de la fuite dramatique en 1952 de la petite Sylvie, alors âgée de 8 ans, et de sa famille hors de la Bulgarie stalinienne, de ses succès, puis de son retour en Bulgarie en 1990, et de l'adoption de sa fille Darina en 1997.

Dans les années 1960, de l'autre côté du rideau de fer, elle devenait une star sans que les Bulgares puissent l'écouter. Aujourd'hui encore, Sylvie Vartan, qui a fait ses adieux à la chanson avec trois concerts à Paris en début d'année, demeure pour ses compatriotes plus qu'une vedette: un symbole fédérateur de réussite et de liberté.

Son père, d'origine arménienne, est attaché de presse à l'ambassade de France; sa mère, d'origine hongroise, s'occupe de Sylvie et de son frère Eddie, avant que la famille ait la chance, rare, de gagner l'Ouest.

La chanteuse a souvent raconté le souvenir de son grand-père courant derrière le train qui s'éloignait, agitant un mouchoir.

«Depuis, je n'aime pas les départs. Où que je sois, je n'aime pas partir», confie-t-elle au public.

«Un trésor national»

«Nous lui devons énormément. C'est un trésor national», déclare, les larmes aux yeux, à l'issue de la projection, Siméon de Saxe-Cobourg-Gotha, 88 ans, dernier roi des Bulgares contraint à l'exil par les autorités communistes après la Seconde Guerre mondiale.

«À la différence d'autres Bulgares qui ont réussi à l'étranger, elle n'a jamais oublié qu'elle était bulgare», dit à l'AFP l'ex-roi devenu Premier ministre de 2001 à 2005.

Pour le producteur du documentaire, Georgi Toshev, «le film montre que, malgré la rupture brutale avec sa patrie à un très jeune âge, la Bulgarie demeure le fil ténu qui relie tout ce qui arrive à Sylvie».

Celle-ci confirme : «J'ai gardé dans mon cœur des souvenirs très précis, très contrastés de la Bulgarie et de ma petite enfance.»

«D'un côté, l'amour, la chaleur, le partage, la tranquillité, un monde apaisé et merveilleux auprès de mes parents et de mes grands-parents, nous vivions tous ensemble; de l'autre, l'angoisse, un régime de terreur, une vie pratiquement invivable», dit celle qui, dès 1968, laissait transparaître sa nostalgie pour sa patrie natale dans la chanson La Maritza.

Lorsqu’après la chute du mur de Berlin elle revient à Sofia, le pays est libre mais exsangue.

«Il n'y avait pas de nourriture dans les magasins, pas d'essence dans les stations», se souvient son amie d'enfance, Fanny Teoharova.

Les deux femmes n'ont pu se retrouver qu'à la fin des années 1980. «Impossible de s'écrire avant: la milice secrète était partout», raconte-t-elle à l'AFP.

«J’ai vu une population appauvrie; l'aéroport était absolument vide, il n’y avait rien, et des files d'attente immenses», se remémore Sylvie Vartan.

La détresse du pays la pousse à créer une association pour équiper les maternités.

En 2004, elle est décorée de la plus haute distinction de l'État bulgare pour son action caritative.

Aujourd'hui, le pays a changé, se réjouit-elle, convaincue que «la jeunesse est là pour apporter ce souffle et continuer dans la bonne direction».

La Bulgarie, ce sont aussi les saveurs transmises par sa mère, et qui constituent un lien fort avec ses enfants.

Elle cite ses plats favoris: la banitsa (feuilleté à la feta), la moussaka, les poivrons farcis, le kyopolou, une purée d'aubergines et de poivrons.

«J'ai toujours un faible pour la Bulgarie», dit-elle. «Et j'y retourne toujours, d'une manière ou d'une autre: je peux cuisiner et, tout à coup, la Bulgarie surgit.»

Avec AFP

 

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre