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Del Toro s’allie à Netflix et aux Gobelins pour redonner vie au «stop motion» à Paris

Del Toro s’allie à Netflix et aux Gobelins pour redonner vie au «stop motion» à Paris
L’acteur austro-allemand Christoph Waltz, l’acteur américano-guatémaltèque Oscar Isaac, l’actrice et mannequin britannique Mia Goth, l’acteur australien Jacob Elordi, le réalisateur mexicain Guillermo del Toro, l’acteur autrichien Felix Kammerer et l’acteur américain Christian Convery assistent à la première du film «Frankenstein» de Netflix au musée de l’Academy à Los Angeles, en Californie, le 6 octobre 2025.
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Le réalisateur mexicain Guillermo del Toro, en partenariat avec l’école parisienne des Gobelins et le soutien financier de Netflix, annonce la création prochaine d’un studio dédié à la formation en «stop motion», une technique d’animation image par image menacée de disparition. Ce nouvel espace, à la fois pédagogique et créatif, vise à transmettre ce savoir-faire traditionnel et à encourager l’émergence de nouveaux talents dans ce domaine artistique encore peu exploité.

Le réalisateur mexicain Guillermo del Toro et l'école des Gobelins, qui forme notamment aux métiers du cinéma d'animation, ont annoncé vendredi l'ouverture prochaine à Paris d'un studio de formation au «stop motion», une technique en voie de disparition, avec le soutien de Netflix.

Peu de réalisateurs perpétuent encore la tradition du «stop motion», l'animation image par image d'objets immobiles auxquels on donne l'illusion du mouvement.

Aujourd'hui, «les personnes qui comptent dans le “stop motion” ont toutes plus de 50 ans», a observé Guillermo del Toro lors d'un point presse à Paris. Le cinéaste, qui est à l'initiative du projet et le cofinance, espère ainsi faire émerger de nouveaux talents.

«Nous envisageons ce futur studio pas seulement comme un espace de formation, mais aussi comme un laboratoire de création, un endroit où on peut tenter des expérimentations», a détaillé la directrice générale des Gobelins, Valérie Moatti, dans les locaux de l'école.

«Le "stop motion" est perpétuellement en voie d'extinction. Et il est perpétuellement maintenu en vie par des gens un peu fous, c'est un tout petit culte avec des gens très dévoués», s'est amusé Guillermo del Toro, qui a réalisé le film d'animation Pinocchio (2022) produit par Netflix avec cette technique.

«À une époque où l'intelligence artificielle peut s'infiltrer dans toutes les autres formes d'animation, (cet art) en est protégé, et c'est très bien», a estimé le cinéaste.

Les étudiants formés à l'animation aujourd'hui «peuvent finir par faire une pub avec un yaourt qui fait du skateboard ou travailler sur un personnage secondaire d'une grosse franchise», a encore développé le réalisateur.

«Le "stop motion" c'est différent» car il garantit un espace de créativité plus grand, a-t-il défendu. «C'est un art qui reste hautement expérimental. C'est un peu la force rebelle dans le monde de l'animation qui refuse de se rendre», a-t-il salué.

«Le "stop motion" c'est la réalisation de films», a complété le PDG de Netflix, Ted Sarandos, présent aux Gobelins pour s'adresser aux étudiants, et qui soutient le projet financièrement.

«C'est la conception des costumes, la conception des décors, l'éclairage, la caméra, chaque discipline que vous utilisez pour faire un film, vous l'utilisez dans l'animation en "stop motion"», a souligné M. Sarandos.

Les détails du projet - investissement, équipements nécessaires, taille du studio - seront discutés ces prochains mois. "La date de lancement complet du studio sera annoncée ultérieurement", selon l'école.

Avec AFP