Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Les États-Unis dans leur deuxième semaine d'un blocage budgétaire qui promet de durer

Les États-Unis dans leur deuxième semaine d'un blocage budgétaire qui promet de durer
Un panneau indique la fermeture de la National Gallery of Art alors que la paralysie du gouvernement américain se poursuit, le 6 octobre 2025 à Washington.
Crédit photo :

Le blocage budgétaire aux États-Unis est entré lundi dans sa deuxième semaine avec toujours aucune issue en vue, et alors que la Maison Blanche a menacé de nouveau de licencier des fonctionnaires si l'opposition démocrate ne cédait pas.

Chaque camp s'arcboute sur ses positions et se rejette la faute depuis que les États-Unis sont entrés mercredi en situation de «shutdown», avec à la clé du chômage technique pour des centaines de milliers de fonctionnaires.

Si Donald Trump avait affirmé dimanche que les licenciements purs et simples de fonctionnaires avaient commencé conformément à ses menaces, la porte-parole de la Maison Blanche a affirmé lundi que le président américain faisait en réalité référence au chômage technique. «Mais hélas, si ce shutdown continue, des licenciements en seront une conséquence malheureuse», a-t-elle prévenu.

«Inconcevable»

Les fonctionnaires fédéraux se trouvent au premier rang des personnes les plus touchées par le blocage. Même s'ils échappent au licenciement, leur paie est différée jusqu'à ce qu'un budget soit adopté au Congrès, qu'ils soient au chômage technique ou non.

Un manque à gagner conséquent pour ces plus de deux millions de fonctionnaires si la situation venait à durer.

Pour sortir de la crise, les républicains proposent une extension du budget actuel jusqu'à fin novembre, tandis que les démocrates insistent pour obtenir la prolongation de certains programmes d'assurance santé pour les plus démunis.

«Il est bien possible que ce shutdown se prolonge pendant des semaines, et pas seulement quelques jours», estime Andrew Koneschusky, ancien conseiller du ténor démocrate Chuck Schumer.

«Les deux bords campent sur leurs positions» et «aucun ne semble prêt à céder», explique-t-il à l'AFP.

Mais pour Michael Strain, économiste au centre de réflexion conservateur American Enterprise Institute, il est «inconcevable» que le blocage dure plusieurs mois.

Il cite notamment l'absence de solde pour les militaires, dans un pays où ceux-ci ont une place particulière dans l'esprit du grand public, comme un élément majeur de la pression politique que subiront les élus pour sortir de la crise.

Outre l'impact sur les fonctionnaires, les Américains qui comptent prendre l'avion prochainement pourraient subir des perturbations en raison d'un manque d'agents de sécurité des transports ou de contrôleurs aériens, entraînant retards et annulations.

«Souffrance maximale»

À son sixième jour lundi, le «shutdown» en cours est encore loin du record. Entre décembre 2018 et janvier 2019, déjà sous Donald Trump, le précédent blocage avait duré 35 jours.

Cependant, le président républicain, qui a gelé ces derniers jours des projets d'infrastructures dans des États démocrates, applique aujourd'hui une stratégie de «souffrance maximale» envers l'opposition, selon les termes de certains observateurs.

L'intransigeance du président républicain constitue une raison majeure de croire que le record de durée puisse tomber, explique James Druckman, professeur de sciences politiques à l'université de Rochester.

«L'administration Trump considère qu'elle dispose d'un mandat sans contrôle, et par conséquent ne se prête généralement pas au compromis», souligne-t-il auprès de l'AFP.

De leur côté, «les démocrates ont été critiqués pour ne pas s'être battus de manière suffisamment forte» contre Donald Trump, rappelle le professeur.

En mars, dix sénateurs démocrates avaient voté à contrecœur pour un texte républicain afin d'éviter la paralysie fédérale. Leur choix avait provoqué la colère de nombreux militants et sympathisants démocrates, qui les accusaient de plier face au président.

En définitive, ce «compromis n'a produit aucun effet positif pour les démocrates», analyse James Druckman. Alors cette fois-ci, «ils sont plus enclins à tenir bon».

Malgré tout, les républicains espèrent bien faire céder suffisamment de sénateurs démocrates pour atteindre le seuil de 60 voix, synonyme de fin du blocage. Vendredi, leur texte n'en avait récolté que 54, dont trois de l'opposition.

Un nouveau vote est prévu lundi en début de soirée, sans qu'une percée ne soit attendue pour autant.

AFP