Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Financement libyen en France: l'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine est mort

Financement libyen en France: l'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine est mort
L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine arrive au bureau de la police anti-corruption (OCLCIFF) à Nanterre, le 17 novembre 2016, pour son audition après avoir reconnu avoir livré trois valises remplies d’argent du dirigeant libyen à l’ancien président français Nicolas Sarkozy.
Crédit photo :

L'un des grands protagonistes des affaires politico-financières françaises des 30 dernières années s’est éteint: l’intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine est mort mardi à Beyrouth, à deux jours de la décision du tribunal correctionnel de Paris sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle 2007 de l'ex-président Nicolas Sarkozy.

M. Takieddine était visé par un mandat d'arrêt dans ce dossier.

Sa mort, annoncée par le journal Le Point, a été confirmée à l'AFP par l'avocate française de M. Takieddine, Me Elise Arfi, et par une source au sein de sa famille.

D'après cette dernière, l'intermédiaire de 75 ans «était détenu à la prison de Tripoli (nord du Liban) depuis un mois sur la base d’une action en justice intentée par son avocat (libanais) qui affirmait qu’il ne l’avait pas payé», et est décédé à l'hôpital après une crise cardiaque.

Cet homme, connu pour ses déclarations fluctuantes, avait mis en cause à de multiples reprises l'ancien chef de l'État français Nicolas Sarkozy pour avoir reçu des financements de la part du défunt dictateur libyen Mouammar Kadhafi et de ses lieutenants.

Dès mai 2012, Ziad Takieddine assurait à la presse que le financement de la campagne de l'ex-président français par la Libye était «la vérité».

Nicolas Sarkozy avait en retour constamment vilipendé celui qu'il qualifiait de «grand manipulateur».

En 2016, Takieddine affirme dans Mediapart avoir convoyé entre novembre 2006 et début 2007 «cinq millions d'euros» dans des valises lors de trois voyages entre Tripoli et Paris, remis en deux fois à Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, mais aussi à l'ancien chef de l'État lui-même.

Ces derniers avaient farouchement démenti.

Ziad Takieddine avait été mis en examen dans cette enquête sensible.

Cet homme volubile, haut en couleurs, et parfois confus dans ses explications, avait connu en parallèle d'autres soucis judiciaires sur des dossiers plus anciens.

La cour d'appel de Paris a en effet confirmé début 2025 sa condamnation à cinq ans de prison ferme dans le volet financier de la tentaculaire affaire Karachi, un système de commissions occultes sur des contrats d'armement français avec l'Arabie saoudite et le Pakistan au mitan des années 1990.

Ziad Takieddine avait quitté la France pour se réfugier au Liban quelques jours avant sa condamnation dans cette affaire en première instance, mi-2020.

En fuite, il était visé par un mandat d'arrêt dans le dossier libyen. En raison du décès de l'intermédiaire, le tribunal de Paris, qui doit rendre jeudi son jugement dans ce dossier, devrait déclarer l'action publique éteinte à son encontre.

Volte-face

Au Liban, Ziad Takieddine avait fait plusieurs séjours en prison, notamment à cause du mandat d'arrêt français.

Mais comme le Liban n’extrade pas ses ressortissants et que Ziad Takieddine avait fait appel en France, la justice libanaise l’avait libéré en avril avec une interdiction de quitter le territoire libanais.

Le septuagénaire avait déclenché un dernier big bang, fin 2020: il avait rétracté près de dix ans d'accusations de financement de Nicolas Sarkozy par la Libye, soutenant cette fois que l'ex-président n'avait pas bénéficié de cet argent.

Des propos «déformés», corrigeait deux mois plus tard Ziad Takieddine, une volte-face temporaire analysée depuis par la justice comme une possible subornation de témoin, et qui vaut une mise en examen à plusieurs personnalités, dont Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy.

Ziad Takieddine est mort au Liban où il était né, le 14 juin 1950, dans une grande famille druze implantée dans les hautes sphères du pays.

L'intermédiaire y a d'abord été publicitaire, avant de quitter son pays, déchiré par la guerre civile, pour Londres.

Dans les années 1980, il est placé à la tête de la station alpine Isola 2000, dans le sud de la France, et noue des liens avec de hauts responsables de droite.

Grâce à ces connaissances et son entregent, il s'immisce dans la négociation de contrats de défense au cœur de l'affaire Karachi. Il mène alors grand train et couvre de cadeaux ses relations politiques.

Mais son influence va ensuite décliner, entre un divorce difficile avec son épouse, la concurrence de son ennemi juré, l'homme d'affaires Alexandre Djouhri et le début de ses ennuis judiciaires.

AFP

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre