Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Les Barbapapa: 55 ans de métamorphoses et succès

Les Barbapapa: 55 ans de métamorphoses et succès
Annette Tison et Talus Taylor, Barbapapa, Télé 7 jours, 1972 (couverture), Open Edition Journals, «La série Barbapapa: artisanat soixante-huitard ou stratégie marketing bien rodée?», par Cécile Boulaire.
Crédit photo :

Créés en 1970 par un couple franco-américain, les Barbapapa continuent de séduire les nouvelles générations grâce à leur univers coloré et écolo. Entre livres, séries animées et phénomènes viraux, ces personnages intemporels incarnent des valeurs toujours d’actualité.

Nés dans une brasserie parisienne, les Barbapapa, ces personnages multicolores, écolos et changeant de forme à volonté, traversent les générations et les frontières depuis 55 ans, forts du nouveau souffle apporté par les enfants de leurs discrets créateurs.
«Il y avait déjà tout dans les livres d’origine», assure à l’AFP Alice Taylor, fille du couple franco-américain Annette Tison (disparue en 2010) et Talus Taylor (2015).

Avec 8 millions de livres vendus en France depuis 1970, les aventures de Barbapapa, Barbamama et leurs sept barbabébés, traduites dans plus de 30 langues (pour près de 80 titres), s’écoulent à un million d’exemplaires chaque année dans le monde, selon Les Livres du Dragon d’Or, leur éditeur depuis 2003.

Adaptées à l’écran dès 1974 sur l’ORTF, accompagnées d’un générique culte, elles se déclinent depuis 2019 dans une nouvelle série, Barbapapa en famille, qui compte parmi les cinq dessins animés les plus populaires de TF1 et que la chaîne Nickelodeon JR diffuse dans une centaine de pays.

Les héros en forme de poire et de quille ont même suscité plus de 15 millions de publications en ligne en 2025, aidés par une tendance TikTok, la «barbatrend», consistant à rajouter «barba» devant des mots.

Dans la nouvelle série, plus de «hup hup hup barbatruc» avant une transformation ni la voix du chanteur Ricet Barrier, mais toujours les valeurs d’entraide de cette famille précurseure en matière d’écologie, avec des histoires traitant du rapport aux écrans comme des dangers des algues vertes.

Déjà, dans l’album L’Arche, paru en 1974 à L’École des Loisirs, les Barbapapa sauvent des animaux malades de la pollution ou traqués par des humains, fuyant sur une autre planète.
«On a l’impression qu’ils parlent d’aujourd’hui, c’est fou», dit Alice Taylor, qui écrit et réalise avec son frère Thomas les nouveaux épisodes produits par le studio tricolore Normaal.

«Âneries sur la serviette»

Difficile de retracer le parcours des créateurs, avares en interviews.
«Ils estimaient, et je ne suis pas loin de partager leur avis, que c’est leur travail qui parle pour eux», justifie Alice Taylor.

À l’origine prof de mathématiques, Talus Taylor a «beaucoup voyagé» et «fait plein de trucs» avant l’aventure Barbapapa, née de sa rencontre avec Annette Tison, architecte de formation au parcours «plus linéaire».
Le couple se trouve au Zeyer, une brasserie parisienne, avec d’autres étudiants quand naissent les premières esquisses de cette «espèce d’animal qui change de forme». «Cela se passe autour des années 1968 parce que mon père trouvait ça marrant d’aller faire le zozo à regarder les étudiants sur les barricades».

«Lui n’arrivait pas à suivre parce que son français n’était pas bon et il dessinait des âneries sur la serviette», ajoute la quinquagénaire.
Le nom du personnage leur vient d’une balade quand les enfants ont réclamé des barbe-à-papa et fait découvrir ce mot à Talus Taylor.
S’ensuit un premier album, traduit en «anglais, hollandais, japonais, et après le tour du monde».

La série animée connaît deux saisons en 1974 et 1977, avant une nouvelle déclinaison en 1999 au Japon. Depuis le début des années 2000, TF1 gère la marque pour les produits dérivés.

Alice et Thomas Taylor, qui ont tous deux fait des études d’architecture, signent leurs premiers livres Barbapapa en 2015, avant de s’atteler au nouveau dessin animé, auquel certains scripts écrits par leur mère ont servi de base.
Thomas Taylor, qui vit à l’étranger, s’occupe davantage des scénarios, et Alice plus du «côté graphique» – proportions des personnages, décors, transformations «extrêmement rigolotes à faire».

Un héritage que cette diplômée de la section animation de l’Ensad (Arts décoratifs), invitée à «faire du rangement» dans l’entreprise familiale au tournant du XXIe siècle, n’envisageait pas forcément.
«La société a été créée par ma mère pour la gestion des droits dérivés, et au bout d’un moment elle m’a dit: je vous laisse les clés, salut», relate-t-elle, en riant.

Par Aurélie CARABIN / AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre