Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

À Genève, la planète au chevet de la pollution plastique

À Genève, la planète au chevet de la pollution plastique
Réunis à Genève, les représentants de 180 pays négocient sous l’égide de l’ONU un traité juridiquement contraignant pour enrayer la crise mondiale de la pollution plastique, un fléau aux lourdes conséquences sanitaires et environnementales.
Crédit photo :

Les représentants de près de 180 pays se réunissent mardi à Genève en Suisse sous l’égide de l’ONU: ils ont dix jours pour tenter d’écrire ensemble le premier traité mondial visant à réduire le fléau de la pollution plastique, qui menace d’asphyxier la planète.

En discussion depuis trois ans, ce texte «juridiquement contraignant» pour les États «n’arrivera pas automatiquement», a prévenu dès lundi le diplomate qui préside les débats, l’Équatorien Luis Vayas Valdivieso, en recevant les représentants de plus de 600 ONG qui suivent les débats.

Sur fond de tensions géopolitiques et commerciales exacerbées, cette session supplémentaire de négociations intergouvernementales - baptisée CIN5-2 - a été ajoutée après l’échec des discussions menées à Busan en Corée du Sud fin 2024. Un groupe de pays producteurs de pétrole y a bloqué toute avancée.

«Il y a eu beaucoup de diplomatie depuis Busan», a indiqué à l’AFP la directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) Inger Andersen, qui organise les débats.

«La plupart des pays à qui j’ai parlé ont dit qu’ils venaient à Genève pour trouver un accord», a-t-elle ajouté.

«Est-ce que les choses vont être faciles? Non. Est-ce qu’elles seront simples? Non. Y-a-t il de la complexité? Oui. Est-ce qu’il y a un chemin pour arriver à un traité? Absolument», a ajouté la diplomate danoise chevronnée, rompue aux négociations environnementales compliquées.

Elle a fait part de sa «détermination» à parvenir à un accord.

«Des leçons ont été apprises» depuis Busan, a renchéri M. Valdivieso, assurant que les ONG et la société civile auraient droit d’accès aux groupes de contact où sont négociés les points les plus épineux du texte: substances chimiques à interdire, plafonds de production, etc.

Lundi, à la veille de l’ouverture des débats, scientifiques et ONG ont fait monter la pression sur les délégués.

«Danger grave, croissant et sous-estimé»

La pollution plastique est un «danger grave, croissant et sous-estimé» pour la santé qui coûte au monde au moins 1.500 milliards de dollars par an, ont averti des experts dans un rapport paru lundi dans la revue médicale The Lancet.

Philip Landrigan, médecin et chercheur au Boston College aux États-Unis, a prévenu que les personnes vulnérables, en particulier les enfants, sont les plus touchées par la pollution plastique.

En République Démocratique du Congo (RDC), «les eaux, les lacs, les fleuves sont pollués et les particules de plastique qui restent dans ces eaux polluées sont à l’origine de plusieurs maladies, notamment chez les enfants» a notamment expliqué à l’AFP Robert Kitumaini Chikwanine, directeur exécutif de l’ONG Solidarité Protection droits de l’enfant, devant le siège de l’ONU.

Pour matérialiser le sujet, une installation artistique éphémère et évolutive, baptisée «Le fardeau du Penseur» a été installée à Genève: une reproduction de la célèbre statue du sculpteur Auguste Rodin se retrouve engluée dans une mer de déchets plastique.

Son auteur, l’artiste et activiste canadien Benjamin Von Wong souhaite que les délégués réfléchissent à «l’impact de la pollution plastique sur la santé humaine» lorsqu’ils négocieront.

«Vital pour la santé publique»

Mais le porte-parole du Conseil américain de l’industrie chimique Matthew Kastner, présent à Genève, a lui défendu le plastique et les services qu’il rend aux sociétés modernes.

Il est «vital pour la santé publique» a-t-il affirmé, notamment grâce à tous les équipements médicaux stériles, masques chirurgicaux, tuyaux, tubes, emballages, qui permettent d’améliorer l’hygiène et la sécurité alimentaire notamment.

Un argument peu prisé par l’ONG Greenpeace dont le chef de la délégation Graham Forbes a appelé lundi à «arrêter de fabriquer autant de plastique afin d’arrêter la crise de la pollution plastique» lors d’une manifestation à Genève.

«Notre première priorité est d’obtenir des réductions dans la production de plastique» a ajouté Seema Prabhu de l’ONG suisse «Trash Hero World», implantée essentiellement dans les pays du sud-est asiatique (Thaïlande, Vietnam, Indonésie, Malaisie).

«Il y a beaucoup d’usines pétrochimiques et de plastique» dans ces pays, et donc beaucoup d’emplois qui en dépendent, «raison pour laquelle nous appelons à une transition juste» avec la création d’emplois dans le «réemploi, le recyclage et la collecte des déchets».

Par Isabel MALSANG et Robin MILLARD/AFP

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre