Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Guerre au Soudan: échec de pourparlers menés par Washington, les combats continuent

Guerre au Soudan: échec de pourparlers menés par Washington, les combats continuent
Une réunion cruciale organisée par les Etats-Unis pour apaiser le conflit soudanais a été annulée en raison de désaccords entre alliés régionaux, tandis que l’armée et les FSR poursuivent leur guerre acharnée sur le terrain, avec chacun son propre gouvernement rival.
Crédit photo :

Une nouvelle tentative de médiation visant à mettre fin à la guerre meurtrière au Soudan a échoué cette semaine, les Etats-Unis n’ayant pas réussi à réunir les acteurs internationaux clés à Washington.

Sur le terrain, l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) mettent en place des gouvernements concurrents et cherchent à étendre leur contrôle territorial, avec notamment des combats acharnés au Darfour Nord et au Kordofan (ouest). Depuis avril 2023, la guerre entre le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l’armée, et son ancien adjoint Mohamed Daglo, dit «Hemedti», commandant des FSR, a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés, provoquant ce que l’ONU qualifie de «pire crise humanitaire au monde», avec destructions, famine et choléra.


«Désaccords diplomatiques»
Plusieurs initiatives de médiation ont déjà été engagées, notamment à Jeddah en Arabie saoudite et à Genève en Suisse, mais aucune n’a abouti. Début juillet, le président américain Donald Trump a de son côté mis en avant les efforts de son administration pour la paix en Afrique. «Il reste encore beaucoup à faire, notamment dans des pays comme le Soudan, où les problèmes sont nombreux.» La diplomatie américaine avait prévu de réunir les ministres des Affaires étrangères saoudiens, égyptiens et émiratis, en l’absence des rivaux soudanais. Mais cette réunion quadripartite a été annulée en raison d’un désaccord entre l’Égypte et les Émirats, selon les informations recueillies par l’AFP.

Selon une source diplomatique, les Émirats auraient proposé, à la dernière minute, un texte excluant à la fois l’armée et les FSR de toute future transition, une clause jugée «totalement inacceptable» par le Caire. De plus, «les Etats-Unis n’étaient pas prêts parce qu’ils ont éliminé le personnel travaillant sur le Soudan», pendant la récente restructuration du Département d’État, ce qui les a privés de toute «mémoire institutionnelle» sur le processus de négociations, selon l’analyste soudanaise Kholood Khair.

Pour le gouverneur pro-armée du Darfour, Mini Minawi, le blocage diplomatique révèle surtout un décalage entre les médiations internationales et les réalités du terrain, alors qu’il faudrait «agir selon les opinions exprimées par les Soudanais et non par les pays étrangers». «Nous pensons que les Émirats arabes unis ne sont pas qualifiés pour mener une médiation (...) car les FSR sont alimentées et soutenues par les Émirats», a-t-il déclaré lundi. Abou Dhabi a toujours démenti toute ingérence dans le conflit, malgré plusieurs rapports d’experts de l’ONU et d’organisations internationales l’accusant d’armer les paramilitaires.

Le Caire, de son côté, soutient le pouvoir du général al-Burhane et le considère comme le seul acteur légitime.
 

«Absence de volonté»
Pour Bakri Eljack, porte-parole de la coalition civile Sumoud présidée par l’ancien Premier ministre Abdallah Hamdok, «en l’absence d’une véritable volonté interne», il est peu probable que les Etats-Unis et les grandes puissances régionales arrivent à des résultats. L’échec de la réunion de Washington «n’aura pas d’impact sur le terrain, car les forces armées n’y accordent pas d’importance depuis que la situation sur le terrain a changé» en leur faveur, contrairement aux FSR, «confrontées à des revers et à des divisions internes», estime pour sa part l’expert militaire et ancien général Tarek Abdelkarim.

De son côté, Alaa Naqd, porte-parole du Tassiss, une coalition regroupant les FSR, des mouvements armés et civils, a estimé que le report sine die de la réunion quadripartite ne devait pas être interprété «comme un échec» mais comme une «première tentative de l’administration du président Trump pour traiter le dossier soudanais». Pour les Américains, il s’agissait de «sonder les opinions de ses alliés dans la région», a-t-il dit à l’AFP depuis Nyala, capitale du Darfour-Sud.

Depuis quelques semaines, chacun des deux camps rivaux tente d’asseoir sa légitimité. Le Premier ministre récemment nommé par le pouvoir militaire, Kamel Idriss, cherche à réinstaller son nouveau gouvernement à Khartoum, la capitale reconquise par l’armée fin mai.

En parallèle, les FSR ont également désigné leur propre Premier ministre, Mohamed Hassan al-Ta’ayshi, et commencé à former une administration concurrente, notamment dans le Darfour. L’Union africaine a appelé mardi à «ne pas reconnaître» ce gouvernement rival en estimant que cette initiative compromettait «les efforts de paix et l’avenir même du Soudan».

 

Par AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre