Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Trump et Von der Leyen arrachent "le plus grand" des accords commerciaux

Trump et Von der Leyen arrachent \
Le président américain Donald Trump (à droite) serre la main de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen (à gauche) lors d'une rencontre à Turnberry, dans le sud-ouest de l'Écosse, le 27 juillet 2025, au troisième jour de sa visite dans le pays depuis le début de son second mandat présidentiel.
Crédit photo :

“L'Union européenne va acheter aux États-Unis des quantités "significatives" d'hydrocarbures pour remplacer ses importations en provenance de la Russie, a fait savoir la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, après l'annonce de l’accord commercial UE-USA.

Le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont arraché dimanche à Turnberry en Écosse un accord douanier prévoyant que les produits européens exportés aux États-Unis seront taxés à 15%, à l'issue d'une réunion éclair.

Il s'est écoulé juste un peu plus d'une heure avant que les journalistes, à qui les deux dirigeants avaient précédemment dit avoir "50% de chance" de se mettre d'accord, ne soient rappelés dans la fastueuse salle de bal du complexe de golf "Trump Turnberry", sur la côte ouest de l'Écosse.

"Nous avons trouvé un accord", annonce le dirigeant républicain, le qualifiant de "plus grand" jamais conclu en matière de commerce, et en y voyant une promesse "d'unité et d'amitié".

La patronne de l'exécutif européen a salué salue un "bon accord", qui apportera de la "stabilité.

L'Union européenne va acheter aux États-Unis des quantités "significatives" d'hydrocarbures pour remplacer ses importations en provenance de la Russie, a aussi indiqué Ursula von der Leyen après l'annonce de l’accord commercial.

"Nous remplacerons le gaz et le pétrole russes par des achats importants de GNL (gaz naturel liquéfié), de pétrole et de combustibles nucléaires américains", à hauteur de 750 milliards de dollars sur trois ans, a-t-elle précisé devant la presse en Écosse,

15% de droits de douane

C'est d'abord Donald Trump qui en explique les contours: des droits de douane de 15% sur les produits européens importés d'une part, l'UE qui s'engage à 750 milliards de dollars d'achats d'énergie et à 600 milliards d'investissements supplémentaires aux États-Unis d'autre part.

Les deux puissances ont aussi décidé de lever réciproquement leurs droits de douane sur certains produits stratégiques, dont les équipements aéronautiques, a ensuite précisé Ursula von der Leyen devant la presse.

Les détails de l'accord doivent encore être réglés "dans les prochaines semaines", selon la dirigeante européenne. "15%, ce n'est pas négligeable, mais c'est le mieux qu'on pouvait obtenir", a-t-elle plaidé.

Cela permet d'"éviter une escalade inutile dans les relations commerciales transatlantiques", a salué le chancelier allemand Friedrich Merz.

"Je considère positif qu'il y ait un accord", a observé la Première ministre italienne Giorgia Meloni, qui attend cependant de voir les détails pour se prononcer vraiment.

Il était moins une, ou presque.

Le républicain de 79 ans, lancé dans une vaste offensive protectionniste, s'était donné jusqu'au 1er août avant d'assommer les produits européens entrant aux Etats-Unis de droits de douane de 30%.

Ursula von der Leyen avait pris soin, avant les discussions, de vanter les talents de "redoutable négociateur" du milliardaire new-yorkais, et de souligner la nécessité de "rééquilibrer" la relation commerciale transatlantique.

Le deal devra être validé par les États membres de l'UE. Leurs ambassadeurs, en déplacement au Groenland, ont été informés dimanche matin des dernières tractations, et devront à nouveau se concerter pour le valider.

L'accord de Turnberry confirme que les échanges transatlantiques sont entrés dans une nouvelle ère, celle d'un protectionnisme américain décomplexé. Jusqu'au retour au pouvoir de Donald Trump, ils étaient marqués par un niveau de droits de douane américains de 4,8% en moyenne.

Dans les faits, le taux effectif appliqué par les États-Unis aux marchandises européennes se montait déjà à près de 15%, si l'on additionne la surtaxe de 10% d'ores et déjà décidée par le gouvernement américain et le taux de 4,8% pré-existant.

"Bazooka"

Si Ursula von der Leyen et Donald Trump n'étaient pas parvenus à s'entendre, Bruxelles était prêt à riposter en taxant des produits et des services américains.

L'exécutif européen, sous l'impulsion de certains pays comme la France, avait aussi menacé de lever l'accès aux marchés publics européens ou bloquer certains investissements.

Dégainer ce "bazooka" - appelé instrument "anticoercition" dans le jargon bruxellois - aurait entraîné l'Europe et l'Amérique dans une escalade diplomatico-économique inouïe.

Donald Trump affirme être en position de force. Mais certains sondages montrent que les Américains doutent de sa stratégie douanière et de sa conduite des affaires en général.

Le dirigeant américain, qui s'est toujours joué des scandales et des poursuites pénales, peine à se dépêtrer de l'affaire Jeffrey Epstein. Il est accusé de manquer de transparence sur les relations qu'il entretenait avec ce riche financier, mort en prison avant un procès pour crimes sexuels qui s'annonçait retentissant.

En annonçant un accord avec l'UE, dans la foulée de ceux conclus ces derniers jours avec le Japon, le Vietnam, les Philippines et l'Indonésie, Donald Trump essaie-t-il de faire diversion?

Un journaliste lui a posé la question dimanche. "C'est une blague n'est-ce pas? Cela n'a rien à voir. Il n'y a que vous pour penser ça, en ce jour qui est un bon jour pour l'économie européenne et l'économie américaine", a rétorqué le président américain.

Lundi, c'est avec la Chine que des négociateurs américains s'efforceront d'éviter une reprise de l'escalade commerciale, au cours d'une rencontre à Stockholm.

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre