Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Paris et Berlin resserrent les rangs face aux défis commerciaux et sécuritaires

Paris et Berlin resserrent les rangs face aux défis commerciaux et sécuritaires
Le président français Emmanuel Macron (à gauche) et le chancelier allemand Friedrich Merz.
Crédit photo :

Face au compte à rebours pour les exportations européennes menacées de surtaxes américaines massives, les consultations s'accélèrent : Emmanuel Macron retrouve Friedrich Merz mercredi à Berlin pour un dîner de travail auquel s'inviteront également les questions de défense.

La France et l'Allemagne ont beau rappeler que c'est la Commission européenne qui mène au nom des Vingt-sept les négociations commerciales avec le gouvernement de Donald Trump, le président français et le chancelier allemand entendent peser sur la stratégie de l'UE.

Après des «échanges» sur le sujet le week-end dernier, les dirigeants des deux premières économies européennes en reparleront mercredi soir, un rendez-vous qui illustre, selon l’Élysée, «la relance de la relation franco-allemande» liée à l’arrivée du conservateur Friedrich Merz à la chancellerie.

Coopération renforcée

C’est le premier déplacement du chef de l’État français à Berlin depuis l’investiture de M. Merz, qui s’était quant à lui rendu à Paris début mai, dès le lendemain du jour où il avait pris ses fonctions.

Cette rencontre, organisée dans le cadre bucolique d’une villa du nord de Berlin, doit permettre de finaliser les préparatifs du Conseil des ministres franco-allemand prévu pour fin août en France, une nouvelle démonstration de la coopération renforcée entre les deux pays.

Ce dialogue bilatéral nourri n’a cependant pas effacé par miracle toutes les dissonances.

Face à l’intransigeance de Washington qui menace l’UE de surtaxes douanières de 30% au 1er août, Paris prône «une position de fermeté» de la part de Bruxelles. Une posture réaffirmée par le ministre français de l’Industrie, Marc Ferracci, allé lundi rencontrer son homologue allemande à Berlin.

L’Allemagne a régulièrement plaidé pour une approche «pragmatique», offrant des concessions pour sauver des secteurs-clés de son industrie exportatrice, dont les États-Unis sont le premier client.

Pour autant, les gouvernements français et allemand disent soutenir les mesures de représailles préparées par la Commission en cas d’absence d’accord avec Washington.

Avion de combat et nucléaire

Paris et Berlin n’ont pas non plus aplani toutes leurs divergences sur la politique énergétique, un sujet qui les divise de longue date, même si des rapprochements sont esquissés.

La France insiste particulièrement sur le concept de «neutralité technologique» pour que le nucléaire fasse l’objet d’un traitement similaire à celui des énergies renouvelables dans la législation européenne. Le classement du nucléaire en énergie «verte» au niveau de l’UE a été par le passé un point de désaccord majeur entre Français et Allemands.

Sur ce sujet, le parti conservateur de Friedrich Merz, traditionnellement favorable à l’atome, doit composer avec les réserves de son allié social-démocrate dans la coalition au pouvoir.

Et alors que Paris et Berlin veulent être les moteurs du réarmement de l’Europe, pour affronter le désengagement américain et la menace russe, le développement commun de l’avion de combat du futur (Scaf), un projet phare pour la défense du continent, patine.

Le groupe aéronautique Dassault, qui représente la France dans ce projet, a clairement mis en doute son avenir et sa viabilité alors qu’il est encore loin de toute phase de prototype. Côté allemand, le projet est porté par Airbus via sa branche Defense and Space.

Objet de difficultés récurrentes sur la répartition des tâches entre chaque pays, le Scaf a besoin d’un «vrai leader» industriel et non de «trois co-co-co» partenaires, a déclaré mardi Éric Trappier, le PDG de Dassault.

Friedrich Merz insiste sur la nécessité de «respecter les accords conclus», tout en se montrant optimiste sur la possibilité de rapidement éliminer les «divergences» avec la France. Les ministres de la Défense des deux pays se rencontreront en Allemagne jeudi.

En difficulté sur le plan intérieur, où sa coalition est confrontée à ses premières turbulences, le chancelier allemand continue de vouloir renforcer le poids de l’Allemagne sur la scène internationale.

Très critique d’une Union européenne freinée par ses règles et ses querelles internes, il mise sur le renforcement d’un axe avec Paris et Londres, où il s’est rendu en juillet – comme Emmanuel Macron – pour faire avancer des initiatives communes sur la sécurité ou l’immigration.

Sophie Makris / AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre