Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

La Garde nationale à Los Angeles: entre pouvoir et tensions politiques

La Garde nationale à Los Angeles: entre pouvoir et tensions politiques
Crédit photo :

À la suite des manifestations contre le Service de l’immigration et des douanes (ICE) à Los Angeles, les tensions ont brusquement monté d’un cran ce week-end.

La Garde nationale de Californie se retrouve aujourd’hui au cœur d’un bras-de-fer à la fois institutionnel, juridique et politique. Et pour cause: son déploiement n’a pas été demandé par les autorités locales, conformément aux textes en vigueur, mais a été décidé unilatéralement par Washington.

Qu’est-ce que la Garde nationale?

La Garde nationale repose sur un statut hybride. Sous contrôle des États américains (Titre 32), elle peut être mobilisée par les gouverneurs pour gérer des crises locales – incendies, inondations, manifestations. Mais lorsqu’elle est placée sous commandement fédéral (Titre 10), elle devient une composante de l’armée américaine, dépendant du ministère de la Défense. Ses membres sont souvent des soldats à temps partiel, qui alternent entre leur vie civile et des missions, y compris à l’étranger.

Pourquoi ce déploiement maintenant?

Les tensions ont éclaté après plusieurs opérations menées par l’ICE dans les quartiers de Compton, Boyle Heights et Paramount, contre des migrants. Des manifestations ont rapidement gagné les autoroutes, avec des affrontements dans le centre-ville. La police de Los Angeles (LAPD), débordée, a dû faire face à des jets de projectiles, des incendies et des blocages.

En réponse, le président Trump a décidé de mobiliser jusqu’à 2.000 soldats de la Garde nationale sous le Titre 10: 300 ont déjà été déployés et 500 Marines sont en alerte. Une décision prise sans que le gouverneur Gavin Newsom en ait fait la demande.

Un précédent historique

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump fait appel à la Garde nationale. En 2020, en pleine vague de protestations dans tout le pays après la mort de George Floyd, un Afro-Américain tué par un policier lors de son arrestation à Minneapolis, il avait exhorté les gouverneurs à envoyer des troupes à Washington, DC. Certains avaient obtempéré, d’autres avaient refusé, invoquant la souveraineté de leur État.

Mais la décision de Trump, cette fois, marque un tournant: c’est la première fédéralisation d’une Garde nationale d’État contre l’avis d’un gouverneur depuis 1965, lorsque Lyndon B. Johnson avait envoyé des troupes à Selma, en Alabama, pour protéger les marcheurs des droits civiques.

L’opposition locale monte au créneau

Le gouverneur Gavin Newsom a considéré la décision du président américain comme un «abus de pouvoir inconstitutionnel». Sur X (anciennement Twitter), il a accusé Trump de «fabriquer une crise» pour militariser Los Angeles et contourner les institutions locales. Il a insisté sur le fait que la situation était maîtrisée par les forces locales et appelé Washington à se retirer.

La maire de Los Angeles, Karen Bass, a dénoncé pour sa part une «provocation qui n’est pas une solution», appelant au dialogue plutôt qu’à une démonstration de force.
Trump, sur X, leur a répondu sèchement: «S’ils ne peuvent pas faire leur travail – ce que tout le monde sait – alors le gouvernement fédéral interviendra et réglera le problème comme il se doit».

Des juristes tirent la sonnette d’alarme

Pour Steve Vladeck, professeur de droit à Georgetown et spécialiste du droit militaire, l’absence d’invocation de l’Insurrection Act limite strictement le rôle de la Garde. Selon le mémorandum présidentiel, les troupes sont là uniquement pour «garantir la protection du personnel et des biens fédéraux». Elles ne peuvent donc pas interpeller ou détenir de simples manifestants.

«Ces troupes n’ont pas plus de pouvoirs que les agents de l’ICE eux-mêmes», souligne Vladeck. «Mais contrairement à eux, elles sont soumises à des restrictions légales plus strictes, en vertu du Posse Comitatus Act». Il prévient: ce flou juridique «risque d’alimenter les tensions au lieu de les apaiser».

Ce que la Garde peut – et ne peut pas – faire

À ce jour, les unités sont cantonnées autour des bâtiments fédéraux, des nœuds de transport et des centres ICE. Leurs missions sont strictement défensives et logistiques. Sans activation de l’Insurrection Act, elles ne peuvent ni patrouiller dans les rues, ni procéder à des arrestations, ni intervenir dans les manifestations.

Pour l’instant, Los Angeles reste le symbole fort de ces tensions où mobilisation militaire, contestation civile et affrontement politique se croisent. La question ne porte plus seulement sur qui occupe l’espace public, mais sur qui détient le pouvoir de décider ce déploiement.

 

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre