Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Immobilier au Liban: le retour timide des investisseurs arabes

Immobilier au Liban: le retour timide des investisseurs arabes
Crédit photo :

Depuis la fin de la guerre, le marché immobilier libanais connaît un regain d’activité, marqué par une reprise partielle des transactions, en particulier celles effectuées par des étrangers. Parmi eux, des ressortissants du Golfe, de Jordanie, d’Égypte et de Syrie s’intéressent de nouveau à la pierre libanaise, motivés par des prix compétitifs, la recherche de placements stables et la proximité géographique et culturelle.

Pendant les neuf premiers mois de 2024, 26.430 transactions ont été enregistrées, soit une hausse de 118% par rapport à 2023, selon des sources bien informées. Cette augmentation s’explique en grande partie par la reprise des services du cadastre après une longue paralysie administrative. La valeur totale des ventes a atteint près de 1,85 milliard de dollars. Néanmoins, les investisseurs étrangers n’ont représenté qu’environ 2,2% des acquéreurs, les Syriens arrivant en tête, suivis par les Saoudiens, les Américains, les Dominicains et les Turcs.

Investissements arabes: entre prudence et retour discret

Malgré cette dynamique, l’enthousiasme reste mesuré. Comme l’indique Karl Kanaan, directeur commercial de S Gestion, expert du secteur: «Il n’y a pas beaucoup de demandes d’Arabes en général. C’est encore précoce après la levée des restrictions. En revanche, il y a des investissements dans l’immobilier de la part de Libanais vivant dans les pays arabes. Les Arabes qui avaient acheté depuis longtemps du côté de Bhamdoun et Sofar et laissé leurs biens à l’abandon commencent à les rénover, probablement en vue d’un usage estival.»

Ce retour partiel semble donc davantage motivé par un usage privé que par de nouvelles acquisitions massives.

Un processus d’enregistrement contraignant

Le processus d’enregistrement foncier reste une barrière majeure pour les investisseurs étrangers. Long et complexe, il peut décourager certains acheteurs, d’autant plus que des restrictions juridiques s’appliquent encore à certaines nationalités, notamment syrienne et palestinienne. Bien que des propositions de loi aient évoqué l’octroi de résidences permanentes pour les acheteurs étrangers, ces projets n’ont pas encore abouti.

Malgré des opportunités indéniables, plusieurs investisseurs de renom, à l’image de Khalaf Ahmad al-Habtoor, ont préféré annuler leurs projets au Liban, invoquant l’instabilité politique, l’absence de réformes structurelles et l’influence persistante des milices armées.

Les motivations des investisseurs arabes

Les investisseurs des pays du Golfe, de Jordanie, d'Égypte et de Syrie ont été attirés par plusieurs facteurs, le premier étant les prix compétitifs. En effet, les prix de l'immobilier ont connu une baisse significative en raison de la crise économique, offrant ainsi des opportunités d'achat à des tarifs attractifs. De plus, face aux incertitudes économiques dans leurs pays d'origine, ces investisseurs ont vu dans l'immobilier libanais un moyen de diversifier et de sécuriser leur patrimoine. Enfin, la proximité géographique et les liens culturels ont facilité les investissements, notamment pour les ressortissants syriens et jordaniens.

Une géographie inégalement attractive

Les zones les plus prisées par les étrangers restent, selon des sources combinées, le Nord (27,8% des transactions), Beyrouth (25,3%) et le Sud (23,7%). La Békaa et Baalbeck-Hermel attirent aussi un certain volume (20,7%), alors que Nabatiyé ne représente que 2,5% des ventes.

Le marché immobilier libanais semble à la croisée des chemins: s’il attire de nouveau certains investisseurs, notamment de la diaspora ou d’origine arabe, l’instabilité politique et les lourdeurs administratives freinent encore un véritable redécollage. La confiance ne pourra être rétablie que par des réformes profondes, une meilleure sécurité juridique et une stratégie économique claire en faveur de la stabilité.

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre