Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Le Brent dégringole: quand l’or noir se fait léger

Le Brent dégringole: quand l’or noir se fait léger
L’OPEP+ lâche du lest : le cours de l’or noir dégringole
Crédit photo :

À la surprise générale, le baril de Brent a replongé sous la barre des 70 dollars, atteignant des niveaux inédits depuis la pandémie. Entre décisions stratégiques de l’Opep+, ralentissement de la demande et tensions géopolitiques en sourdine, le marché de l’or noir vacille… au plus grand bonheur des consommateurs. Mais si certains y voient une aubaine, d'autres, comme les producteurs de schiste américains, tirent déjà la sonnette d’alarme. Un retournement aussi soudain que stratégique.

Le marché pétrolier semble avoir décidé de faire une pause estivale anticipée. Le baril de Brent, référence européenne, s'échangeait mardi autour de 65,7 dollars, un prix que l'on n'avait pas vu depuis la pandémie de Covid-19 en 2020. Pourtant, il y a seulement deux ans, les prix flirtaient avec les 100 dollars le baril après l'invasion russe de l'Ukraine. Une chute vertigineuse qui laisse perplexes les observateurs et ravit les consommateurs.

Ce retournement de situation est le fruit d'une décision stratégique de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et alliés (Opep+). En avril 2025, l'organisation a opté pour une augmentation graduelle de sa production. Objectif: réintroduire 2,2 millions de barils par jour sur le marché d'ici septembre 2026. Cette décision, motivée par des «fondamentaux de marché sains» et une «perspective positive du marché», a immédiatement affecté les prix, les faisant chuter sous les 70 dollars le baril.

Quid des conséquences?

Cette baisse des prix n'est pas sans conséquences. Les producteurs de pétrole de schiste américains, qui avaient fait des États-Unis le plus grand producteur mondial d'or noir, se retrouvent aujourd'hui confrontés à la première crise majeure de leur secteur. Si les prix du brut venaient à dévisser à 50 dollars, la production américaine pourrait perdre jusqu'à 300.000 barils par jour, soit davantage que la production totale de certains petits pays membres de l'Opep+. Des suppressions d'emplois ont déjà commencé, et plusieurs plateformes ont été arrêtées pour éviter d’éventuelles difficultés financières.

En revanche, si les cours continuent de baisser, les principaux bénéficiaires seront d’abord, les consommateurs, qui verront le coût de l'essence et du diesel diminuer, les entreprises utilisant des produits pétroliers, telles que les compagnies aériennes et les transporteurs et les États non producteurs de pétrole, qui verront leur facture énergétique allégée.

Cette chute des prix du pétrole rappelle les fluctuations passées du marché. En 2008, le prix du baril avait atteint des sommets historiques avant de s'effondrer lors de la crise financière mondiale. Plus récemment, en 2020, la pandémie de Covid-19 avait provoqué une chute brutale des prix, suivie d'une reprise rapide. Ces cycles de hausse et de baisse illustrent la volatilité inhérente au marché pétrolier.

Alors, cette baisse est-elle le début d'une tendance durable ou un simple coup de pouce estival? Seul l'avenir nous le dira.

En attendant, profitons de cette accalmie pour remplir nos réservoirs et espérer que le marché pétrolier nous accordera encore quelques semaines de répit.

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre