Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Le Royaume-Uni et l'UE saluent une "nouvelle ère" dans leurs relations post-Brexit

Le Royaume-Uni et l'UE saluent une \
Les membres des médias travaillent avant le sommet Royaume-Uni-UE à Lancaster House à Londres le 19 mai 2025.
Crédit photo :

Le Royaume-Uni et l'Union européenne ont ouvert lundi une «nouvelle ère» dans leurs relations, avec un accord visant à resserrer les liens, lors d'un sommet inédit depuis le Brexit il y a cinq ans.

Après des mois de négociations, Européens et Britanniques ont conclu un partenariat sur la défense et la sécurité, trouvé un compromis pour assouplir certaines barrières commerciales et prolongé un accord sur la pêche, ont indiqué plusieurs sources diplomatiques à l'AFP.

Ce sommet «marque une nouvelle ère dans nos relations», a déclaré le Premier ministre Keir Starmer en accueillant la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa.

«Nous sommes en train de conclure un nouveau partenariat stratégique adapté à notre époque, qui apportera des avantages réels et tangibles en matière de sécurité, d'immigration clandestine, de prix de l'énergie, d'agroalimentaire, de commerce et autres», a-t-il insisté.

«C'est un grand jour parce que nous tournons une page et ouvrons un nouveau chapitre, qui est si important en ces temps où nous voyons monter les tensions géopolitiques», a affirmé de son côté la cheffe de l'exécutif européen, insistant sur le fait que le Royaume-Uni et l'Union européenne «partagent les mêmes valeurs».

Les tractations se sont poursuivies jusqu'à la dernière minute pour lever notamment les derniers blocages sur le dossier épineux de la pêche, particulièrement sensible pour la France.

Finalement, Londres et les 27 ont acté la reconduction de l'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques - qui devait expirer en 2026 - pendant douze années supplémentaires, selon ces sources.

En contrepartie, les Britanniques pourront exporter plus facilement leurs produits vers le marché européen, grâce à une reconnaissance mutuelle de normes phytosanitaires, selon une version provisoire de l'accord consultée par l'AFP.

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a promis de «réinitialiser» les relations avec l'UE à son arrivée au pouvoir en juillet dernier, désireux de tourner la page des années de tensions entre les 27 et les précédents gouvernements conservateurs liées au Brexit, intervenu le 31 janvier 2020.

Depuis, la guerre déclenchée par la Russie contre Ukraine et le risque d'un désengagement américain du continent européen ont conforté Londres et Bruxelles dans leur volonté de resserrer les liens dans le domaine de la défense.

«Aucune ligne rouge n'a été franchie» de part et d'autre, a fait valoir une source diplomatique européenne.

Ces dernières semaines, Keir Starmer avait répété à l'envi les siennes: pas question de revenir dans le marché commun ni dans l'union douanière, pas question de rétablir la libre circulation.

Pas d'accord sur les jeunes 

Le pacte sur la défense devrait permettre au Royaume-Uni de participer à des réunions ministérielles de l'UE et de rejoindre certaines missions militaires européennes, au-delà des engagements communs déjà forts avec les pays de l'UE membres de l'Otan.

Pour Londres, l'enjeu est aussi économique, avec à la clé l'accès pour ses entreprises au futur programme européen doté de 150 milliards d'euros visant à développer la base industrielle de défense au sein de l'UE. La participation à ce programme exigera toutefois un autre accord, dans un second temps, ainsi qu'une contribution financière britannique.

L'accord sur un alignement dynamique des Britanniques sur les normes sanitaires et phytosanitaires européennes aidera lui les producteurs britanniques à exporter vers l'UE.

Si l'atmosphère s'est réchauffée entre les deux parties, les pourparlers n'ont pas été aisés pour autant.

Ils n'ont ainsi pas complètement abouti sur la mobilité des jeunes. Sur ce volet, les discussions vont se poursuivre, mais les deux parties se sont engagées à avancer vers un programme de visas permettant aux jeunes européens de venir étudier ou travailler au Royaume-Uni et vice-versa.

De même, les deux parties se sont mises d'accord pour discuter d'un éventuel retour du Royaume-Uni au sein du programme d'échange étudiant européen Erasmus.

Le sujet est sensible côté britannique, d'autant plus avec la montée en puissance du parti europhobe et anti-immigration Reform UK dirigé par l'ex-champion du Brexit Nigel Farage.

Lundi, le vice-président de Reform UK Richard Tice a accusé le gouvernement d'avoir «capitulé» devant l'UE.

«Nous redevenons soumis aux règles de Bruxelles», a dénoncé sur X la cheffe de l'opposition conservatrice Kemi Badenoch, jugeant «inquiétant» l'accord sur la pêche et la perspective de discussions sur la mobilité des jeunes.

Par Marie HEUCLIN/AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre