Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Trump demande à Chareh de normaliser les liens avec Israël après la levée des sanctions sur Damas

Trump demande à Chareh de normaliser les liens avec Israël après la levée des sanctions sur Damas
Une photo fournie par le palais royal saoudien montre le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman (R) saluant le président intérimaire de la Syrie, Ahmed al-Sharaa, sous le regard du président américain Donald Trump, à Riyad, le 14 mai 2025.
Crédit photo :

Donald Trump a rencontré mercredi à Riyad le président syrien islamiste Ahmad al-Chareh, à qui il a demandé de normaliser la relation avec Israël, après avoir annoncé une spectaculaire levée des sanctions contre Damas.

L'entrevue, annoncée au départ comme brève et informelle par Washington, a duré près d'une trentaine de minutes, en présence du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui s'est joint virtuellement à la conversation.

Le président américain a appelé le nouveau chef de l'État syrien, arrivé au pouvoir en décembre à la tête d'une coalition de forces islamistes qui ont renversé Bachar el-Assad, à rejoindre les accords d'Abraham, par lesquels plusieurs pays arabes ont reconnu Israël en 2020, d'après un compte-rendu publié par la Maison-Blanche.

Il lui également demandé d'expulser «les terroristes palestiniens», et de prendre «la responsabilité» des prisons détenant des membres du groupe État islamique en Syrie, selon la même source.

Donald Trump avait annoncé mardi qu'il allait «ordonner l'arrêt des sanctions contre la Syrie», qui pèsent lourdement sur son économie, en affirmant que ce geste fort allait lui «donner une chance de grandeur», en allusion à son fameux slogan «Rendre sa grandeur à l'Amérique».

Cette décision était réclamée plus particulièrement par l'Arabie saoudite et la Turquie.

La Syrie fait l'objet de sanctions internationales depuis 1979, mais elles ont été renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar el-Assad de manifestations pro-démocratie en 2011.

«Bonne chance»

«Cela leur donne une chance de s'épanouir. Les sanctions étaient vraiment paralysantes», a répété mercredi le président américain lors d'une rencontre à Riyad avec les dirigeants et représentants des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG). C'est-à-dire l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman, six États en pleine transformation économique et dont le poids diplomatique déborde largement désormais la seule région du Golfe.

«Nous étions convaincus que cela leur donnerait une chance. Ce ne sera pas facile de toute façon, alors cela leur donne une bonne et forte chance, et j'ai eu l'honneur de le faire.», a-t-il affirmé.

La diplomatie syrienne s'était réjouie mardi de ce «tournant décisif», après que l'Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont déjà assoupli leurs propres régimes de sanctions.

M. Chareh avait aussi été reçu avec les honneurs à l'Élysée par le président français Emmanuel Macron qui l'avait exhorté le 7 mai à protéger «tous les Syriens sans exception» face aux violences et exactions entre diverses communautés syriennes.

La levée des sanctions signifie que «Washington a accepté les garanties de l'Arabie saoudite pour légitimer la nouvelle administration syrienne», a affirmé Rabha Seif Allam, du Centre d'études politiques et stratégiques d'al-Ahram au Caire.

Elle permettra à Damas de «recevoir les financements nécessaires pour relancer l'économie, imposer l'autorité de l'État central et lancer des projets de construction avec le soutien clair du Golfe», a-t-elle ajouté.

La nouvelle a été accueillie par des célébrations en Syrie, où des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants se sont rassemblés mardi soir sur la place des Omeyyades à Damas.

La rencontre Trump-Chareh a eu lieu malgré les réticences d'Israël, allié indéfectible des États-Unis.

Après l'Arabie saoudite, le président des États-Unis se rend mercredi au Qatar voisin, puis jeudi dans les Émirats arabes unis.

Il avait livré mardi une louange appuyée des gouvernements de la région, en critiquant les stratégies diplomatiques occidentales «interventionnistes».

Iran et Gaza

Donald Trump vient d'abord dans la région pour signer de gros accords économiques.

En Arabie saoudite, la Maison-Blanche a clamé avoir glané pour 600 milliards de dollars d'investissements.

Riyad a déployé tous ses fastes pour Donald Trump, et Doha, où il se rendra plus tard mercredi, devrait faire de même.

Mais les échanges de l'ancien promoteur immobilier avec les dirigeants qataris auront pour arrière-plan un scandale politique qui couve à Washington.

L'opposition démocrate aux États-Unis reproche au milliardaire d'avoir accepté «le plus gros pot-de-vin étranger de l'histoire récente».

En cause: un Boeing 747-8 offert à Donald Trump par la famille royale qatarie pour remplacer au moins provisoirement son avion officiel, et pour l'utiliser après son mandat.

Le président a répliqué que l'avion était un «cadeau temporaire».

Par Rania SANJAR avec Aurélia END / AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre