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L'Iran se dit ouvert à des investissements américains

L'Iran se dit ouvert à des investissements américains
Des banlieusards passent devant une fresque anti-américaine peinte sur le côté d'un bâtiment, alors qu'elle est en train d'être repeinte, dans la capitale Téhéran, le 5 avril 2025.
Crédit photo :

L'Iran est ouvert à des investissements américains mais s'oppose à toute tentative de changement de régime, a déclaré mercredi le président iranien Massoud Pezeshkian, avant de rares pourparlers sur le nucléaire entre les deux pays.

L'Iran et les Etats-Unis, qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis quatre décennies, doivent tenir samedi au sultanat d'Oman des discussions sur le nucléaire iranien.

Washington présente ce rendez-vous comme un contact "direct" avec des responsables iraniens, tandis que Téhéran qualifie ces échanges d'"indirects" par le biais d'un intermédiaire.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, ultime décideur en Iran, "n'a aucune objection à la présence d'investisseurs américains dans le pays", a affirmé Massoud Pezeshkian lors d'un discours diffusé par la télévision d'Etat.

Toutefois, "nous sommes opposés à leurs politiques erronées, dont les conspirations et tentatives de changement de régime", a-t-il souligné, à propos des Etats-Unis.

Le pouvoir iranien accuse de longue date Washington d'être derrière des tentatives d'ingérence et de déstabilisation, depuis la Révolution islamique de 1979 qui a renversé la dynastie Pahlavi, soutenue par les Etats-Unis.

En décembre, Antony Blinken, alors secrétaire d'Etat américain, avait déclaré que les tentatives de changement de régime en Iran n'avaient "pas vraiment été des succès éclatants".

Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent depuis des décennies Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire. L'Iran rejette ces allégations et affirme que ses activités dans le nucléaire se limitent à des fins civiles.

En mars, Donald Trump a adressé une lettre à l'Iran appelant à des négociations sur le nucléaire, en vue de remplacer le précédent accord international, devenu caduc depuis que Washington s'en est retiré en 2018.

Mais il a également menacé de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie et pris des sanctions supplémentaires à l'encontre du secteur pétrolier iranien.

L'accord de 2015 s'était accompagné du retour des investissements occidentaux en Iran et d'une sortie de l'isolement sur la scène internationale, en contrepartie d'un encadrement de ses activités dans le nucléaire.

Les entreprises américaines étaient toutefois restées largement à l'écart du marché iranien.

"Nous ne permettrons pas l'infiltration économique américaine dans notre pays, ni leur présence politique, ni leur infiltration culturelle", avait déclaré en 2015 après la signature de l'accord le guide suprême iranien.

 

AFP

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