Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Le vice-président américain débarque au Groenland, Trump insiste sur son intérêt

Le vice-président américain débarque au Groenland, Trump insiste sur son intérêt
Le vice-président américain JD Vance et la seconde dame Usha Vance arrivent à la base spatiale américaine de Pituffik, au Groenland, le 28 mars 2025.
Crédit photo :

Donald Trump a redit vendredi sa volonté de s'emparer du Groenland au moment où son vice-président JD Vance visitait la seule base militaire américaine du territoire, une visite vécue comme une provocation dans l'île arctique et au Danemark.

"Nous avons besoin du Groenland, et c'est très important, pour la sécurité internationale. Il nous faut avoir le Groenland (...) "On ne parle pas de paix pour les États-Unis, on parle de paix mondiale", a déclaré M. Trump aux journalistes à la Maison-Blanche.

JD Vance avait entamé peu avant ces déclarations sa visite de la base américaine de Pituffik, située sur la côte nord-ouest du Groenland, en compagnie de son épouse Usha Vance, du conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz et du ministre de l'Énergie Chris Wright.

"Le président s'intéresse vraiment à la sécurité de l'Arctique, comme vous le savez tous, et ce sujet va prendre de l'importance au cours des prochaines décennies", a dit M. Vance à son arrivée.

Face à la convoitise insistante des Américains, les Danois et les Groenlandais, soutenus par l'Union européenne, ont durci le ton.

La Première ministre danoise Mette Frederiksen a ainsi dénoncé "la pression inacceptable" américaine exercée après l'annonce, en début de semaine, de la venue sans invitation d'une délégation américaine qui a finalement revu ses projets.

"Venir en visite alors qu'il n'y a pas de gouvernement en place, on ne considère pas ça comme un signe de respect envers un allié", a pour sa part affirmé vendredi le Premier ministre groenlandais Jens Frederik Nielsen.

M. Nielsen venait de présenter le nouveau gouvernement groenlandais de coalition constitué pour "faire face à la forte pression extérieure".

JD Vance avait abruptement déclaré début février que "le Danemark ne faisait pas le travail au Groenland et n'était pas un bon allié".

Mme Frederiksen a rapidement rétorqué que le Danemark était depuis longtemps un allié loyal des États-Unis, combattant aux côtés des Américains "depuis de très nombreuses décennies", y compris en Irak et en Afghanistan.

La base américaine de Pituffik constitue un avant-poste de la défense antimissile américaine, particulièrement contre la Russie, car la trajectoire la plus courte des missiles en provenance de la Russie vers les États-Unis passe par le Groenland.

Plan "sérieux" dit Poutine.

Pituffik, qui s'appelait Thule Air Base jusqu'en 2023, a servi de poste d'alerte contre d'éventuelles attaques de l'URSS pendant la guerre froide et reste un maillon essentiel du bouclier antimissile américain.

C'est aussi un endroit stratégique pour la surveillance de l'hémisphère nord et la défense de l'immense île arctique, que, selon l'administration américaine, les Danois ont négligée.

Dans ce contexte, le président russe Vladimir Poutine a jugé que le projet de Donald Trump de prendre le contrôle du Groenland était "sérieux" et a affirmé s'inquiéter que l'Arctique ne se transforme en "tremplin pour d'éventuels conflits".

Pour Marc Jacobsen, maître de conférence au Collège royal de Défense danois, JD Vance "a raison de dire que (le Danemark) n'a pas répondu aux souhaits américains d'une présence accrue, mais nous avons pris des mesures pour répondre à ce souhait".

En janvier, Copenhague a annoncé qu'il allait consacrer près de deux milliards d'euros au renforcement de sa présence dans l'Arctique et l'Atlantique Nord.

Repoussoir

L'appétence de Donald Trump pour le territoire de glace, qui fascine pour ses hypothétiques ressources minières et fossiles et son importance géostratégique, fait figure de repoussoir pour ses habitants et sa classe politique, ainsi que pour la puissance de tutelle danoise.

Les États-Unis "savent que le Groenland n'est pas à vendre. Ils savent que le Groenland ne veut pas faire partie des États-Unis. Cela leur a été communiqué sans ambiguïté, tant directement qu'en public", a réitéré mercredi Mette Frederiksen.

Le roi Frederik X du Danemark a fait une rare déclaration vendredi, rappelant son attachement au territoire. "Il ne doit y avoir aucun doute sur mon amour pour le Groenland, et mon lien avec le peuple groenlandais est intact", a-t-il dit à TV2.

Si les principaux partis groenlandais sont favorables à l'indépendance du territoire à plus ou moins long terme, aucun ne soutient l'idée d'un rattachement aux États-Unis.

La population, majoritairement inuite, rejette également toute perspective de devenir américaine, d'après un sondage publié fin janvier.

Le gouvernement sortant a rappelé n'avoir "envoyé aucune invitation pour des visites, qu'elles soient privées ou officielles".

Le déplacement éclair du fils du président américain, Donald Trump Jr, le 7 janvier, avait déjà été vécu comme une provocation.

 

Avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre