Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Turquie: le maire d'Istanbul appelle la justice et la nation à réagir après son arrestation

Turquie: le maire d'Istanbul appelle la justice et la nation à réagir après son arrestation
Le puissant maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, est resté en garde à vue le 20 mars 2025 suite à des allégations de corruption et de terrorisme, après avoir été détenu la veille, alors que son parti a appelé à de nouvelles manifestations dans la plus grande ville de Turquie. (Photo Yasin AKGUL / AFP)
Crédit photo :

Le maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, figure de l'opposition turque, arrêté pour "corruption" et "terrorisme", a appelé jeudi la nation à réagir et les juges à "ne pas se taire", en accusant le président Recep Tayyip Erdogan de ne jamais rendre de comptes.

"J'en appelle aux membres du pouvoir judiciaire (...) Vous devez agir et vous occuper de cette poignée de collègues qui ternissent notre système judiciaire, nous humilient sur la scène internationale et détruisent notre réputation", a écrit l'édile dans un message posté sur X par ses avocats au lendemain de son placement en garde à vue.

S'adressant sans le nommer au chef de l'État, M. Imamoglu lui a reproché "d'innombrables taches dont vous ne pouvez pas rendre compte, ni dans votre pays ni à l'étranger".

Le maire de la plus grande ville et capitale économique de la Turquie devait être intronisé dimanche candidat du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), première force d'opposition au parlement, à la présidentielle de 2028. Mais l'annulation mardi de son diplôme le prive de facto de toute possibilité de briguer la magistrature suprême.

"Unis contre ce mal"

Aussi met-il en garde les Turcs: "les mêmes qui se sont emparés de mon diplôme s'attaqueront à vos biens, à votre honneur (...) En tant que nation, nous devons rester unis contre ce mal", écrit-il.

Avant même cet appel, ses partisans avaient appelé à se mobiliser jeudi pour dénoncer ce qu'ils qualifient de "coup d'État".

Des manifestations d'étudiants de plusieurs universités d'Istanbul se déroulaient malgré la pluie froide à plusieurs points de la ville depuis la mi-journée.

La place Taksim et le parc adjacent de Gezi, lieux emblématiques de la contestation au cœur d'Istanbul, restaient barricadés jeudi pour prévenir tout rassemblement, par ailleurs interdits jusqu'à dimanche par le gouverneur de la métropole.

De même, l'accès à plusieurs réseaux sociaux et messageries dont X et WhatsApp était toujours restreint jeudi à Istanbul, a constaté l'AFP. Et le ministre de l'Intérieur, Ali Yerlikaya, a annoncé l'arrestation de 37 internautes pour des "messages provocateurs" sur les réseaux sociaux.

Outre M. Imamoglu, plus de 80 personnes ont été interpellées en même temps que lui et une vingtaine d'autres sont recherchées.

Parmi elles, outre le maire, six personnes sont également accusées de "soutien à une organisation terroriste", le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mouvement armé interdit qui s'est récemment engagé à déposer les armes.

Selon les médias locaux, les interrogatoires des gardés à vue n'ont commencé que jeudi matin.

Cette nouvelle vague d'arrestations touchant l'opposition a enfoncé la livre turque: elle s'échange jeudi autour de 38 livres pour un dollar et près de 41,5 livres pour un euro, des niveaux jamais atteints jusqu'à mercredi.

La Banque centrale turque a indiqué dans un communiqué qu'elle puiserait le cas échéant dans ses réserves de change pour empêcher toute chute de la monnaie nationale, comme elle l'a fait mercredi selon des économistes.

"Tu n'es pas seul"

Le président du CHP, Özgür Özel, a appelé de nouveau à un rassemblement à 20H30 (17H30 GMT) devant le siège de la municipalité, a indiqué son parti à l'AFP.

Mercredi soir, malgré le froid, plusieurs milliers de personnes ont répondu à son appel en scandant, entre autres, "Imamoglu, tu n'es pas seul!".

Le président du CHP a dénoncé un "coup d'État contre l'opposition" et fait huer le chef de l'État. "On a voulu annuler la volonté du peuple", a-t-il clamé.

"Il n'y a ni corruption, ni groupe terroriste, mais des bourreaux de la justice aux commandes", a-t-il martelé aux côtés de l'épouse du maire, Dilek Imamoglu, estimant que "le seul crime d'Imamoglu est (...) d'avoir conquis le cœur des gens. Son seul crime est qu'il sera le prochain président!".

M. Imamoglu, qui a ravi en 2019 la municipalité d'Istanbul, est vu comme le principal rival du chef de l'État, Recep Tayyip Erdogan, qui s'est abstenu pour l'heure de tout commentaire.

Les maires de plusieurs capitales et grandes villes européennes, ainsi que les ministères français et allemand des Affaires étrangères, ont condamné son interpellation, mettant en garde contre ses conséquences sur la démocratie turque.

Par Fulya OZERKAN et Anne CHAON-AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre