Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Libération de Georges Ibrahim Abdallah: décision reportée en juin

Libération de Georges Ibrahim Abdallah: décision reportée en juin
Cette photographie prise le 3 juillet 1986 montre l'ancien milicien libanais Georges Ibrahim Abdallah lors de son procès pour complicité dans le meurtre de deux diplomates dont l'Américain Charles Ray et l'Israélien Yacov Barsimantov, pour lequel Abdallah a été condamné à la prison à vie.
Crédit photo :

Après quatre décennies derrière les barreaux, l'attente se prolonge pour Georges Ibrahim Abdallah, la cour d'appel de Paris ayant reporté jeudi au 19 juin sa décision sur la libération du militant propalestinien condamné pour complicité d'assassinats de diplomates américain et israélien en France.

La cour d'appel a ajourné sa décision afin que le détenu de 73 ans puisse justifier de l'indemnisation des parties civiles, selon une source judiciaire et son avocat, Me Jean-Louis Chalanset, qui a dénoncé devant la presse "une mesquinerie juridique".

Une indemnisation à laquelle Georges Ibrahim Abdallah s'est toujours refusé.

À 73 ans, celui qui était à l'époque l'un des plus célèbres prisonniers de France est libérable depuis 25 ans, mais a vu sa dizaine de demandes de libération conditionnelle échouer.

Un sort qui fait de lui "une exception", souligne son avocat Jean-Louis Chalanset, alors que les principaux "prisonniers politiques", qu'ils soient d'Action Directe, corses ou basques, sont sortis de prison.

"Si la cour ne fait pas droit à sa demande, cela reviendra à instaurer une perpétuité réelle, qui n'existe pas en droit français", déclarait-il en amont de la décision.

La préfecture de police a interdit des manifestations de soutien prévues mercredi soir en région parisienne, estimant qu'elles pourraient troubler l'ordre public, "dans le contexte social et international tendu".

A Toulouse, à une centaine de kilomètres de la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrenées) où Georges Abdallah est incarcéré, 300 personnes ont manifesté pour réclamer la libération de celui qui compte parmi les plus anciens détenus du pays.

Le 15 novembre dernier, le tribunal d'application des peines antiterroriste lui avait donné une lueur d'espoir, en ordonnant sa remise en liberté avec expulsion immédiate au Liban - prêt à l'accueillir.

Georges Abdallah est le "dernier vestige du groupuscule d'obédience laïque, marxiste, communiste des FARL" (Fractions armées révolutionnaires, qu'il avait cofondées), appartenant à "l'histoire aujourd'hui révolue de l'activisme violent de l'ultra gauche" libanaise et palestinienne, qui n'est "à l'origine d'aucun attentat en France ni ailleurs depuis 1984", écrivait le tribunal dans sa décision.

Le parquet antiterroriste (Pnat) n'avait pas été du même avis et avait fait appel, suspendant aussitôt la décision.

L'affaire avait été réexaminée par la cour d'appel de Paris le 19 décembre en audience non publique.

 "Symbole" 

Le Pnat avait justifié son refus en expliquant qu'il n'avait "pas évolué", que ses convictions étaient "restées intactes".

Georges Abdallah n'a jamais accepté d'indemniser les parties civiles. Et a toujours nié être lié aux assassinats des deux diplomates à Paris en 1982, sans condamner des "actes de résistance" contre "l'oppression israélienne et américaine" en pleine guerre civile libanaise.

Il "représente un symbole voire un visage tutélaire de la cause palestinienne", s'était aussi inquiété le Pnat.

"Il représente surtout aujourd'hui le symbole d'un homme maintenu en détention depuis désormais plus de 40 ans, soit une période devenue disproportionnée au regard des faits commis et de sa dangerosité actuelle", avait rétorqué le tribunal dans sa décision.

Sa défense voit la main des États-Unis derrière ce maintien en prison. Partie civile au procès en 1987, le gouvernement américain a depuis systématiquement combattu sa remise en liberté. Avant l'audience devant la cour d'appel en décembre, ils avaient écrit aux magistrats pour s'y "opposer vigoureusement".

À son procès en 1987, Georges Abdallah avait comparu sous la lourde étiquette d'ennemi public n°1 en France, étant à l'époque soupçonné d'être derrière une vague d'attentats meurtriers à Paris - en réalité le fait de militants pro-iraniens.

Il est aujourd'hui largement oublié, sauf de son petit comité de soutien, de quelques parlementaires de gauche ou de personnalités comme la prix Nobel de littérature Annie Ernaux.

Vendredi, il a reçu la visite en prison des députés LFI Eric Coquerel et Sylvie Ferrer, venus réclamer que cesse "le scandale d'État" que représente la durée de sa détention, a dit le premier sur place aux journalistes. "C'est une honte pour l'État français."

Par Marie DHUMIERES, AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre