Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Pour l'Iran, le 7-Octobre a "sapé" les négociations nucléaires avec Washington

Pour l'Iran, le 7-Octobre a \
Le vice-président iranien chargé des affaires stratégiques, Mohammad Javad Zarif, gesticule en s'adressant au public lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial (WEF) à Davos, le 22 janvier 2025.
Crédit photo :

Le vice-président iranien, Mohammad Javad Zarif, a déclaré mercredi que l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023 avait "sapé" les négociations sur le nucléaire entre l'Iran et les Etats-Unis.

Le 7 octobre 2023, des commandos du Hamas infiltrés depuis la bande de Gaza ont mené une attaque d'une ampleur sans précédent dans le sud d'Israël qui a lancé en représailles une campagne militaire meurtrière dans le territoire palestinien.

Ces violences se sont propagées au Moyen-Orient, l'Iran, qui soutient financièrement et militairement le Hamas, ayant lancé plusieurs attaques contre son ennemi juré, Israël, qui a riposté.

L'Iran a cependant toujours nié son implication dans l'attaque du 7-Octobre.

"Nous n'étions pas au courant du 7-Octobre", a dit M. Zarif, vice-président chargé des affaires stratégiques, lors du Forum économique mondial de Davos.

"Nous devions avoir une réunion avec les Américains sur le renouvellement du JCPOA le 9 octobre, réunion qui a été sapée et détruite par cette opération", a-t-il dit, en référence à l'accord sur le nucléaire, conclu en 2015 entre Téhéran et des grandes puissances dont les Etats-Unis.

Les alliés de Téhéran dans la région, y compris le Hamas, "ont toujours travaillé pour leur propre cause, même à nos dépens", a ajouté M. Zarif, ancien ministre des Affaires étrangères et architecte côté iranien de cet accord.

Le JCPOA offrait à l'Iran un allègement des sanctions internationales en échange de garanties permettant d'assurer que Téhéran ne se dotera pas de l'arme atomique, un objectif que la République islamique a toujours nié poursuivre.

Mais le pacte a été torpillé trois ans plus tard, lorsque le président d'alors Donald Trump en a retiré son pays et a réimposé de lourdes sanctions dans le cadre d'une politique de "pression maximale" contre l'Iran.

Mi-janvier, avant le retour officiel de M. Trump à la Maison Blanche, des responsables iraniens ont tenu des pourparlers sur le nucléaire avec leurs homologues britanniques, français et allemands.

Ces discussions ont été "constructives", avait affirmé le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des Affaires internationales, Kazem Gharibabadi.

M. Zarif a répété mercredi que son pays ne cherchait pas à acquérir la bombe atomique.

"Si nous avions voulu construire une arme nucléaire, nous aurions pu le faire il y a longtemps", a-t-il affirmé.

Il a également exprimé l'espoir que M. Trump sera "plus sérieux" et "plus réaliste" dans ses relations avec l'Iran.

Dialogue "absolument indispensable"

En parallèle, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé mercredi l'administration du président américain Donald Trump et l'Iran à parler ensemble, à un moment où Téhéran accélère sa production d'uranium enrichi.

Un dialogue est "absolument indispensable" pour faire avancer des négociations sur le nucléaire iranien, a déclaré Rafael Grossi, le directeur général de l'AIEA.

"Sans ce dialogue, il n'y aura aucun progrès", a dit M. Grossi à la presse, en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Des déclarations du président Donald Trump, entré en fonction lundi, et de membres de la nouvelle administration américaine montrent qu'"il y a une disposition" à avoir une "discussion et peut-être à s'acheminer vers un accord", a encore dit le directeur général de l'AIEA.

Les responsables iraniens reconnaissent aussi la nécessité d'un dialogue, a-t-il ajouté.

Le programme nucléaire iranien "s'est beaucoup développé" en termes de capacités, de sites et de stock de combustible depuis la fin du premier mandat de Trump en 2021, a ajouté M. Grossi.

Après le retrait unilatéral de Washington en 2018, l'Iran a commencé à revenir sur ses engagements. Toutes les tentatives pour raviver l'accord ont échoué ces dernières années.

Téhéran a annoncé début décembre commencer à alimenter de nouvelles centrifugeuses sur le site de Fordo, l'un des plus importants du pays, dans le centre de l'Iran, "avec notamment pour effet à terme d'accroître significativement le rythme de fabrication d'uranium enrichi de jusqu'à 60%", selon l'AIEA.

La production va être multipliée par sept à plus de 34 kg d'uranium enrichi par mois, selon l'agence. "Cela implique une accélération. Ils mettent les gaz", a dit M. Grossi.

L'Iran insiste sur son droit à produire de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques, et dément toute volonté de devenir une puissance atomique.

Depuis la prise de fonction en août du nouveau président réformiste Massoud Pezeshkian, Téhéran a exprimé son souhait de relancer des négociations pour remettre l'accord sur les rails.

 

Avec AFP