Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Edmundo Gonzalez Urrutia est le "président élu" du Venezuela, affirment les États-Unis

Edmundo Gonzalez Urrutia est le \
Crédit photo :

Le gouvernement américain sortant de Joe Biden a annoncé mardi qu'il reconnaissait le candidat de l'opposition vénézuélienne Edmundo Gonzalez Urrutia comme le président élu du pays, ce que le régime du président Nicolas Maduro a jugé "ridicule".

"Le peuple vénézuélien s'est exprimé de manière retentissante le 28 juillet et a fait de @EdmundoGU le président élu", a écrit le patron de la diplomatie américaine Antony Blinken sur le réseau social X.

"La démocratie exige le respect de la volonté des électeurs", a-t-il ajouté depuis Rio de Janeiro où il a participé au sommet du G20 aux côtés du président Biden, qui quittera le pouvoir le 20 janvier pour le remettre au président républicain élu Donald Trump.

Washington n'avait pas reconnu la victoire de Nicolas Maduro à la présidentielle du 28 juillet, dont il a été proclamé vainqueur par le Conseil national électoral et la Cour suprême -- considérés aux ordres du pouvoir -- au grand dam de l'opposition, qui crie à la fraude et revendique la victoire de son candidat Edmundo Gonzalez Urrutia.

Les Etats-Unis avaient affirmé que ce dernier avait remporté le plus grand nombre de voix, mais sans jamais avoir parlé officiellement de "président élu".

"Nous sommes profondément sensibles à la reconnaissance de la volonté souveraine de tous les Vénézuéliens. Ce geste honore le désir de changement de notre peuple et le geste civique que nous avons accompli ensemble le 28 juillet", s'est réjoui M. Gonzalez Urrutia, également sur X.

Depuis la réélection contestée du président Maduro, Edmundo Gonzalez Urrutia s'est réfugié en Espagne et la cheffe de l'opposition, Maria Corina Machado, vit dans la clandestinité.

A Rio lundi, Antony Blinken s'était réuni avec plusieurs homologues d'Amérique latine pour évoquer la situation au Venezuela, selon le département d'Etat.

La réaction de Caracas n'a pas tardé.

"Ridicule (...) Blinken, un ennemi avoué du Venezuela, insiste pour recommencer (avec Gonzalez Urrutia) cette fois avec un +Guaido 2.0+ soutenu par des fascistes et des terroristes subordonnés à la politique américaine", a tonné le ministère des Affaires étrangères faisant référence à Juan Guaido, auto-proclamé président en 2019 et reconnu alors comme président par intérim par les États-Unis.

"Dans les derniers jours de son gouvernement, il (Blinken) devrait se consacrer à la réflexion sur ses échecs (...) et écrire les mémoires sur la façon dont la révolution bolivarienne lui a fait mordre la poussière de la défaite, tout comme ses prédécesseurs", a attaqué le ministre des Affaires étrangères Yvan Gil en accusant son homologue américain d'"essay(er) de renverser la démocratie vénézuélienne".

La reconnaissance de Washington intervient en pleine transition du pouvoir entre l'administration Biden et celle du président élu Trump.

Le 45e et bientôt 47e président des Etats-Unis a nommé le sénateur républicain Marco Rubio, un fils d'immigrés cubains, premier hispanique à occuper le département d'Etat et partisan d'une ligne dure contre le Venezuela et Cuba.

Lors de son premier mandat (2017-2021), Donald Trump avait imposé une politique de pression maximale pour tenter d'évincer le président Maduro du pouvoir.

Ni les États-Unis, ni l'Union européenne, ni plusieurs pays d'Amérique latine ne reconnaissent l'élection de M. Maduro, au pouvoir depuis 2013.

Avec AFP