Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Entre exode et résilience: le quotidien des commerçants déplacés au Liban

Entre exode et résilience: le quotidien des commerçants déplacés au Liban
Banlieue sud de Beyrouth - 13 novembre 2024
Crédit photo :

Lina al-Khalil a quitté la banlieue sud de Beyrouth pour fuir les bombardements israéliens. Chaque jour, elle tente vaillamment d'y retourner, ne serait-ce que pour passer deux heures au comptoir de la pharmacie familiale.

"C'est plus important que ma maison", confie à l'AFP la quinquagénaire, ayant hérité de l'enseigne paternelle ouverte en 1956 à Haret Hreik.

Parfois, quand l'armée israélienne lance un appel à évacuer avant un bombardement sur le secteur, elle doit tout fermer et partir dans la précipitation.

L'essentiel de son stock, elle l'a déplacé vers sa résidence secondaire dans la montagne. Pour servir ses rares clients, elle monte récupérer les médicaments requis, et leur livre à domicile quand ils ne peuvent pas venir les chercher.

"Avec la baisse du nombre de clients, l'impact financier est très important", reconnaît la pharmacienne réfugiée à Beyrouth. Pour surmonter la crise, elle a dû diviser par deux le salaire de ses employés.

Comme elle, nombreux sont les commerçants de la banlieue sud qui font ce qu'ils peuvent pour maintenir à flot leurs affaires.

Leurs quartiers ont été dévastés d'intenses frappes aériennes depuis le 23 septembre, l'armée israélienne disant cibler les infrastructures du Hezbollah pro-iranien. Et l'immense majorité des habitants -- de 600.000 à 800.000 avant la guerre -- ont dû trouver refuge ailleurs.

"Chômage"

"On joue à cache-cache", lâche amèrement Mehdi Zeïtar, en allusion aux bombardements. Quand l'armée israélienne appelle à évacuer, il sort du quartier où il a été déplacé, dans la périphérie de la banlieue sud. "On part en voiture jusqu'à la fin des frappes puis on rentre", ajoute le quinquagénaire.

Pour l'heure, son échoppe où il vendait des légumes a survécu. Mais "tous les bâtiments alentours ont été endommagés, ma maison a été détruite."

Lui aussi vient deux ou trois heures par jour tenir son commerce, pour pouvoir "acheter du pain et de la nourriture" à la famille, dit-il. Ces heures, ils les passent surtout à attendre des clients qui ne viennent pas. "On est véritablement au chômage", lâche-t-il.

Dans un récent rapport, la Banque mondiale (BM) estimait à 1,7 milliard de dollars les pertes essuyées par le secteur commercial libanais, en douze mois de conflit.

Au Liban, environ 11% des établissements dans les zones de conflit ont été endommagés, selon la BM, citant notamment les régions de Tyr, Saïda, et Nabatiyé dans le sud, bastion du Hezbollah quotidiennement pilonné par l'armée israélienne.

Les pertes du secteur commercial, représentant avant la guerre un tiers du PIB, sont principalement dues au fait que le conflit a déplacé "employés et propriétaires d'entreprises", entraînant "un arrêt quasi complet de l'activité commerciale" et des "perturbations des chaînes d'approvisionnement", selon l'institution.

Elle évoque les "changements de comportement" des consommateurs, même dans les zones épargnées par la guerre: les foyers se limitent aux "dépenses essentielles".

Dans la banlieue sud, Abdel Rahmane Zahr El-Din avait inauguré il y a cinq ans son café. Un bombardement israélien l'a transformé en un amas de décombres et de ferraille.

"Il ne reste plus que des pierres", lâche-t-il amèrement en inspectant l'étage supérieur, ressortant avec à la main une petite table intacte mais couverte de poussière grise. Il vient de perdre son unique "gagne-pain".

Par Nadine CHALAK avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre