Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Iran: célébration des 45 ans de la prise d'otages de 1979

Iran: célébration des 45 ans de la prise d'otages de 1979
37e anniversaire de la prise d'otages de 1979 devant l'ambassade américaine à Téhéran, le 4 novembre 2018.
Crédit photo :

Portrait de Trump sur le sol, Biden en pantin et slogans anti-Israël : des milliers d'Iraniens célèbrent dimanche le 45e anniversaire de la prise de l'ambassade des États-Unis à Téhéran, à deux jours de la présidentielle américaine et sur fond de tensions avec l'ennemi juré Israël.

"Il n'y a pas de différence entre Biden et Trump, entre l'âne et l'éléphant, tous deux suivent la même politique", déclare l'un d'eux, Saber Danaï, un ouvrier de 23 ans dans la construction, en référence aux logos des partis démocrate et républicain.

Le 4 novembre 1979, moins de neuf mois après le renversement du dernier chah d'Iran, un groupe d'étudiants partisans de la Révolution islamique prenait d'assaut l'ambassade des États-Unis à Téhéran, accusée d'être un "nid d'espions".

Plusieurs dizaines de diplomates américains furent retenus en otage. Les manifestants exigeaient pour les libérer l'extradition du souverain déchu, réfugié aux États-Unis, pour le juger en Iran.

Le pouvoir célèbre chaque année en grande pompe cet événement, devant l'ex-représentation diplomatique désormais transformée en musée.

La prise de l'ambassade américaine est considérée comme un acte fondateur de la République islamique, dans sa résistance à "l'arrogance mondiale" incarnée, selon Téhéran, par les États-Unis et ses alliés occidentaux.

"Mort à l'Amérique, mort à Israël !", scandent des milliers de manifestants, dont de nombreux écoliers et étudiants, galvanisés par les chants révolutionnaires ambiants.

La guerre à Gaza, mais aussi au Liban, cristallise la colère des participants.

Ils brandissent pour certains des portraits du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, ou de figures de "la résistance" face à Israël, dont l'ex-chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, tué dans une frappe israélienne au Liban.

"Destruction d'Israël"

"Je suis ici pour la destruction d'Israël et de l'Amérique", affirme à l'AFP M. Hassani, un fonctionnaire de 42 ans, qui n'a pas souhaité donner son nom complet.

"L'Amérique criminelle est à l'origine de toutes ces guerres et de toute cette haine" dans la région, estime-t-il, au diapason avec la rhétorique officielle.

À proximité, une fresque met en scène le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou en train de creuser la tombe d'Israël.

L'Iran ne reconnaît pas l'État israélien, considéré depuis l'instauration de la République islamique en 1979 comme un "usurpateur" en Palestine et un avant-poste américain au Moyen-Orient.

Les dirigeants iraniens font ainsi du soutien à la cause palestinienne un des piliers de leur politique étrangère.

Des drapeaux américains et israéliens sont brûlés et piétinés, tandis qu'un pantin géant représentant le président américain Joe Biden surplombe la foule.

Un portrait de son prédécesseur Donald Trump, qui espère remporter mardi la présidentielle aux États-Unis face à sa rivale Kamala Harris, git au sol.

"Nous avons un problème avec le gouvernement américain, pas le peuple américain", souligne Saber Danaï.

Relations difficiles

Kamala Harris et Donald Trump jettent dimanche leurs dernières forces dans une fin de campagne présidentielle, très suivie en Iran.

La majorité des Iraniens présents ne se font toutefois pas d'illusions sur l'issue du résultat.

"Les relations entre l'Iran et l'Amérique ne peuvent pas redevenir normales", assure Mme Mohammadi, une femme au foyer de 40 ans.

"Nous avons montré à plusieurs reprises à l'Amérique notre honnêteté" pour améliorer les relations "mais l'Amérique n'en a eu cure", insiste la femme couverte d'un tchador noir.

L'Iran, soumis à d'importantes sanctions internationales, a signé en 2015 un accord avec les grandes puissances pour limiter son programme nucléaire. Le texte, signé notamment avec les États-Unis, prévoyait en contrepartie une levée progressive des sanctions.

Mais le pacte a été torpillé trois ans plus tard lorsque l'ex-président américain Donald Trump s'en est retiré et a réimposé des sanctions.

"Peu importe qui sera le prochain président américain [...] On n'en a jamais aimé aucun et (ça ne changera pas) maintenant", assure une manifestante.

Avec AFP

 

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre