Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Kemi Badenoch nouvelle cheffe des Tories britanniques, qui prennent un virage à droite

Kemi Badenoch nouvelle cheffe des Tories britanniques, qui prennent un virage à droite
Le nouveau chef du principal parti d'opposition conservateur britannique, Kemi Badenoch, s'exprime après avoir été annoncé comme son nouveau chef, à Londres, le 2 novembre 2024.
Crédit photo :

Kemi Badenoch élue samedi à la tête du parti conservateur britannique, est la première femme noire à un tel poste au Royaume-Uni, après un vote des militants qui ont choisi cette défenseure d'un "vrai conservatisme" et d'une politique stricte en matière d'immigration.

Après trois mois de campagne, cette farouche "anti-woke" considérée comme la favorite du scrutin a été élue avec près de 57% des suffrages, face à Robert Jenrick, lui aussi positionné à la droite du parti.

Née au Royaume-Uni de parents d'origine nigériane et ayant grandi dans ce pays d'Afrique, elle devient la première femme noire à diriger un des principaux partis politiques du Royaume-Uni.

Le Premier ministre travailliste Keir Starmer a salué sur X "un moment de fierté pour notre pays".

L'élection avait été convoquée après l'annonce de la démission de l'ancien Premier ministre Rishi Sunak, dans la foulée de la défaite électorale historique des conservateurs aux dernières législatives du 4 juillet, pris en étau entre la montée en puissance du parti d'extrême droite Reform UK et les bons résultats des centristes du Libdem.

"Le temps est venu de dire la vérité, de défendre nos principes, (...) de repenser notre politique et notre façon de penser et de donner à notre parti et à notre pays le nouveau départ qu'ils méritent", a déclaré Kemi Badenoch devant les responsables du parti juste après l'annonce de sa victoire.

Cette ingénieure de formation de 44 ans, qui avait déjà tenté, sans succès, de prendre la tête du parti conservateur en 2022, va désormais avoir fort à faire pour relancer des Tories largement affaiblis après leur débâcle électorale historique aux dernières législatives.

Avec 121 élus, le parti a perdu les deux tiers de ses députés à la chambre des Communes.

Les électeurs l'ont sanctionné après 14 années au pouvoir, marquées par le Brexit, donc beaucoup estiment qu'il n'a pas été le succès promis, une politique d'austérité qui a paupérisé les services publics et les scandales de l'ère de l'ancien Premier ministre Boris Johnson.

"Nous devons reconnaître que nous avons fait des erreurs", a plaidé Kemi Badenoch samedi.

Son prédécesseur Rishi Sunak a appelé les conservateurs à "s'unir derrière elle", afin de "combattre le Labour" au pouvoir, estimant qu'elle sera une "dirigeante fantastique". Boris Johnson a lui salué son "courage et sa clarté" et loué le "dynamisme nécessaire" qu'elle apporte au parti.

Mais nombreux sont ceux qui s'interrogent sur sa capacité à unifier et à reconstruire un parti très divisé et sur la pertinence du virage à droite qu'elle semble vouloir lui faire prendre.

Franc-parler

Kemi Badenoch arrive à la tête des Tories avec une réputation de fonceuse au franc-parler, qui séduit la base militante, mais hérisse parfois jusque dans son propre camp.

Son ascension au sein du parti, qu'elle a rejoint dans les années 2000, a été rapide depuis son élection comme députée en 2017.

À partir de 2019, cette fervente partisane du Brexit a occupé plusieurs postes ministériels secondaires sous Boris Johnson, avant d'être promue par Liz Truss puis Rishi Sunak dont elle a été la ministre du Commerce jusqu'aux élections.

Durant sa campagne, elle a prôné un retour au "vrai conservatisme", sans s'étendre beaucoup sur son programme politique.

Après un scrutin législatif marqué par la montée en puissance du parti d'extrême droite Reform UK, la campagne a été dominée par le sujet de l'immigration.

Kemi Badenoch en a fait une de ses priorités, affirmant notamment qu'elle "n'était pas bonne" pour le pays et que "toutes les cultures ne se valent pas" pour justifier une politique migratoire plus ciblée. Une sortie qui a suscité la polémique, pas la première pour cette habituée des déclarations choc.

Kemi Badenoch affiche surtout son positionnement très conservateur dans le débat sur les guerres culturelles liées notamment aux droits des personnes LGBT+ ou des minorités ethniques.

Elle s'est aussi dite "sceptique" sur l'objectif de neutralité carbone que s'est fixé le Royaume-Uni.

"Je ne suis pas une personne timide. Et les gens utilisent souvent vos points forts pour les présenter comme des faiblesses", a-t-elle assumé dans la dernière ligne droite de la campagne.

 

 Marie Heuclin, avec AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre