Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

La culture queer arabe en pleine lumière à Paris

La culture queer arabe en pleine lumière à Paris
« On a voulu rendre visible ce qui est trop longtemps resté invisible » : à Paris, une exposition offre, pour la première fois, une traversée dans la culture queer du monde arabe, lui aussi bousculé par les questions de genre.

Intitulée « Habibi » (mon amour), les révolutions de l’amour », cette exposition débutant aujourd’hui à l’Institut du monde arabe (IMA) ne veut pas être un « manifeste militant ». Elle entend « rendre visible une évidence et ce qui est trop longtemps resté invisible », soit le bouillonnement culturel du monde arabe sur ces questions, assure son président Jack Lang. Au total, 23 artistes (peintres, photographes, plasticiens, illustrateurs...) issus du Maghreb, du Machrek, d’Iran et d’Afghanistan, mais aussi de la diaspora sont exposés.

« L’idée c’est de présenter au public ce foisonnement autour de ces thématiques et le fait qu’on est sur une jeune génération qui se saisit de ces sujets et qui en fait la source première de ses créations », explique à Élodie Bouffard, commissaire de l’exposition. Un foisonnement qu’on retrouve dans le 7e art avec les films Le bleu du caftan sur l’homosexualité au Maroc ou Joyland, film pakistanais porté par une actrice transgenre. Tous deux ont été présentés au dernier Festival de Cannes.

La littérature n’est pas en reste en témoigne le livre « La petite dernière » de l’écrivaine française Fatima Daas, sur son refus de choisir entre son homosexualité et sa foi musulmane, qui avait été un événement de la rentrée littéraire il y a deux ans. Reste que si ces questions traversent le monde arabe, elles demeurent extrêmement taboues et l’homosexualité encore largement réprimée, parfois de la peine de mort comme en Iran ou en Arabie saoudite.

En juin, le film d’animation Pixar, Buzz l’éclair, n’a pas obtenu de licence pour être diffusé dans une douzaine de pays ou entités du Moyen-Orient et d’Asie, notamment l’Égypte et l’Arabie saoudite, en raison d’une scène montrant un baiser furtif entre deux femmes. « On a conscience que cette exposition est quelque chose d’assez unique tant sur le plan international que régional », souligne auprès de Khalid Abdel Hadi, co-commissaire de l’exposition. Ce Jordanien a fondé en 2007 le webzine « My.Kali » dédié à faire entendre les voix de la communauté queer du monde arabe.


L’un des fils conducteurs de l’exposition est de documenter, par l’intime, les récits d’exil et les expériences de la diaspora. Comme la série photographique en noir et blanc du Soudanais Salih Basheer qui restitue le périple d’Essam, ayant quitté le Soudan pour l’Égypte avant de trouver refuge en Suède.
Ou encore les clichés de Fadi Elias qui tire le portrait de Syriens réfugiés en Allemagne. Jouant sur le flou, ses photos soulignent par leur ambiguïté la difficulté d’assumer publiquement son identité sexuelle.

Aux récits sur l’exil, s’ajoute la nécessité de documenter une mémoire. Ce travail minutieux est notamment porté par le photographe libanais Mohamad Abdouni qui a recensé, dès les années 1990, les histoires et vies de femmes trans. « Collecter, archiver, c’est aussi dire qu’on est là, qu’on existe et montrer qu’on fait partie prenante de la société », confie la Tunisienne Aïcha Snoussi.

Dans « Sépulture aux noyé·e·s », l’artiste imagine un lieu de sépulture appartenant à une civilisation queer dont les vestiges auraient été engloutis par la Méditerranée. La question des corps est aussi omniprésente. Elle est en partie portée par l’artiste iranien, exilé en France, Alireza Shojaian. Dans ses tableaux, les hommes sont placés dans des poses lascives et vulnérables, aux antipodes des codes habituels de la virilité. Le tout sur une composition orientaliste reprenant des miniatures persanes.

AFP

Lire aussi

🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre