Infos en direct
Cuba a informé les compagnies aériennes d'une absence de kérosène à partir de lundi minuit (compagnie européenne)Australie: le président israélien se recueille sur les lieux du massacre de Bondi BeachLa Bourse de Tokyo bondit de 2,6% après le triomphe électoral de Takaichi, grimpe à un nouveau sommetLégislatives au Japon: Trump souhaite un "grand succès" à la Première ministre et à son programme conservateurTrump affirme qu'il accueillera Xi Jinping à la Maison Blanche vers "la fin de l'année"La voix du Portugal en soutien de "valeurs européennes communes" reste "forte", salue von der LeyenJO: les Etats-Unis sacrés champions olympiques par équipe pour la deuxième fois de suitePrésidentielle au Portugal : Macron félicite Seguro pour sa victoire, appelle à "renforcer les liens" entre les deux ...Foot: le Paris SG pulvérise l'OM dans le Classique 5-0 et reprend à Lens la tête de la Ligue 1Le Mexique annonce le départ de deux bateaux d'aide humanitaire vers Cuba  Israël lance plusieurs frappes aériennes ciblant des positions du HezbollahLa Finul confirme la mise en œuvre du plan de désarmement de l’arméeRaid israélien au Liban-Sud : un mort du HezbollahJoseph Aoun en Espagne : armée, Finul et stabilité régionale au cœur des discussionsRésolution de l’AIEA : l’Iran accuse des pays occidentaux de chercher l’«escalade»Zelensky se concerte avec ses alliés européens sur le plan américainTrump et MBS scellent des accords colossauxAu moins cinq morts dans un séisme au BangladeshAïd el-Fitr sous tension dans la région

Les salauds du port de Beyrouth

Les salauds du port de Beyrouth
Beyrouth: Bien sûr nous eûmes des orages. 47 ans de guerre ce n’est pas rien. Mais le 4 août était à part. Bien à part dans la pyramide des horreurs endurées par le peuple libanais. Même pas au sommet, non, à part. Et c’est là où tu réalises que même dans tes suppositions les plus folles, tu n’aurais jamais imaginé que ces silos du port si familiers, rassurants et nourrissants, abriteraient tant de crimes. Les salauds du port, eux, n’ont aucun scrupule. Aucune limite. Aucune humanité. On s’est longtemps accroché à Beyrouth, cette emm el dunia, mère des lois, cité de l’histoire, citée tant de fois. On l’a même trouvée belle, lumineuse et maternelle. On lui a écrit des mots, des poèmes, des lettres d’amour. On s’est dit que nous sommes elle et qu’elle est nous. Viscérale, envahissante, légère parfois, mais surtout berceau de nous, de nos rêves, de nos tourments, de nos amours, de nos vies. On voudrait même y mourir, dans son sable et ses sous-sols si chargés. Mais avant même qu’on ait fini de la qualifier, de l’encenser ou de la maudire, de l’aimer ou de la haïr, de s’en inspirer ou de s’en défaire, ils l’ont anéantie. Elle s’est diluée sous nos doigts blessés, effarés, inutiles. Partie en morceaux. Morceaux de verre, de tôle, de métal, de sang, et surtout de haine, de violence, de monstruosité, et aujourd’hui d’impunité. Ils sont tranquilles, les salauds du port. Personne ne va les inquiéter.


Et si les silos se brisent comme l’ont fait nos cœurs, tant mieux pour eux. On oubliera, pensent-ils. Comme on l’a toujours fait. On ne demandera plus de comptes. Ils pourront continuer à tuer. Au pire, un mémorial pour faire semblant. Au mieux, une amnistie collective. Les salauds de ce port. Dans cet espace qui a créé tout une ville, cette fenêtre qui a cristallisé les envies de partance et les joies des retrouvailles. Dans cette baie qui a donné toute sa chance à une petite bourgade de devenir une grande passerelle vers le monde, les silos avaient réuni les ambitions et les grandeurs de ces années 60 où tout était encore possible. Mais les salauds sont arrivés. À pas feutrés ou avec des bruits de bottes. Ils ont lesté le blé d’explosif. Ils ont semé la mort là où il y avait la vie. Ils ont investi le blanc étincelant sous le soleil avec leurs habits noirs. Et tout anéanti. On dit que le criminel revient toujours sur les lieux du crime. Eux ne l’ont jamais déserté. Rien n’assouvira leurs ambitions criminelles. Rien n’étanchera leur soif du sang de cette ville. Seraient-ils donc si étrangers à la Méditerranée et à ses lumières? À Beyrouth et à ses enfants? Qui sont ces gens?
🌙 ☀️

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre

Connectez-vous à votre compte Ici Beyrouth.

Tous les champs sont obligatoires.

Mot de passe oublié ?

Créez votre compte Ici Beyrouth pour ajouter et conserver vos favoris.

Tous les champs sont obligatoires.

x Au moins 12 caractères x Une majuscule x Une minuscule x Un chiffre